Hugues de Saiut*Cjr
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héros malheureux et anx reines héroïques. Cette courtoisie chevaleresque fut un indice de paix.
Bérangère et Jehanne amenaient avec elles dona Burgonia, fille du nouveau duc de Chypre, du sang deLusignan et de Jérusalem.' Cette princesse était conséquemment cousine de llUastre et infortunée Mélissende de Tripoli, de la maison do Toulouse, la martyre d'amoor. Cette fille de Meliuaine, infante de rUe de Vénas, enchanta le cœar Tolaptaenx de Ramon VI. Il répudia Béatriz de Garcassonne et conduisit dans son palais et dans son lit sa troisième épouse, la belle Syrienne. Cette princesse, pupille de la reine Bérangère, fut un présage de la paix qu'accéléra la mort inattendue du roi d'Aragon
Alphonse II, dit le Chaste, était un autre Ramon V, sur l'autre versant des Pyrénées. C'était au?:>i un roi troubadour; sous son règne Saragosse devint en poésie et en chevalerie rémoie de Toulouse. 11 logeait les muses romanes dans ses palais arabes. Les poètes aquitains et maures venaient lutter de la harpe dans son Alcazar et son AUaféria, fantastiquement sculptés comme par les Djins da désert. Mais il était pins ambitieux et moins scrupuleux que PAmadis toulousain. 11 fut constamment le rivai de Ramon et le mauvais génie de l'Aquitaine, s'alliant impolitiquement avec le roi d'Angleterre. 11 le fut aussi de Talhafer, vicomte de Carcassonne, qu'il fit perfidement révolter contre