‹ Histoire des albigeoisChapitre 163 sur 442 · Aog. de HoT. — Aob. de Monte. — GateL Marttoe · texte numérisé non relu

Aog. de HoT. — Aob. de Monte. — GateL Marttoe

gnole de Lara ; Montpellier où le reçut le Toluptaeiiz Guilhem VIII. A Beaucaire, il était an centre des deux Proyences. Da haut de son rocher, il avait sons 868 yeux son royaume. d'Arles étenda entre les Géveimes, les Alpes et la mer. Le poétique pont d'Avignon le conduisit sur l'autre rive du fleuve; et le roi visita sans doute Arles sa capitale^ Avignon, Aix et Marseille où il s'était embarqué pour l'Orient. Puis il revint à Beaucaii e. Le Beau Rocher était un puy célèbre, un centre poétique et politique. C'est là que la paix devait être conclue on 1174, et c'est vingt-trois ans après que Ramon VI va la sceller avec Richard et le jeune roi d'Aragon. Le Cœur de Lion s*y vit entouré de tous les princes des Alpes, des Pyrénées et des plages de l'Océan, des consuls des villes démocratiques du Midi, et de tous les troubadours venus à la suite des barons et des consuls. La paix fut solennisée par des . cours d'amour, et par des passes d'armes, souvenir des guerres andennes et présage des guerres futures et imminentes. Pour donner une idée de ces fêtes chevaleresques, nous n'avons qu'ft transcrire le programme des réjouissances de la paix de Ramon V, telles que nous les a retracées le prieur de Vigeois. « Dix mille chevaliers accoururent de tout le Midi. Le comte y donna cent mille pièces d'or ou d'argent à Ramon d'Agoût, son sénéchal de Provence, qui les distribua aussitôt à cent .autres chevaliers moins fortunés que valeureux. Bertran Rambaud (d'Orange) ûl labourer par douze paires de bœufs le champ du tournoi et semer dabs les sillons trente mille pièces d'argent et d'or; largesse du comte au peuple qui, sans donte^

vint après les jeux chercher sa part de joie dans cette poussière héroïque. Guilhem Gros de Mortella, hébergeant quatre cents clievaliers, rôtissait avec des torches de cire les chèvres et les bœufs de ses festins homériques; luxe culinaire qui pourrait bien n'être qu*une dérision hérétique des luminaires du caltd romain. La comtesse d'Urgel et de Forcalquier, branche de la maison de Provence, envoya une couronne de quarante mille sols d'or ou d'argent pour Guilhem Ivéta, proclamé roi des jongleurs ou poètes catalans. Jusqu'ici ce n'est qu'un excès de magnificence cheTaleresque, mais voici la démence et l'orgie barbare. Ramon de Venons fit jeter dans un brasier immense trente chevaux» ses palefrois /le bataille ^ »

Cette fête de 1174 peut nous donner une idée de celle de 1197, si ce n'est qu'à cette dernière on ne vit sans doute pas cette fantaisie sauvage de briller des palefrois, ces nobles animaux naguère compapagnons des jeux, et bientôt compagnons des guerres patriotiques, trône vivant des braves, et symbole de la plus généreuse institution deTunivers. Cette, dernière féte dut être plùs brillante encore de galanteries arabes et espagnoles, puisqu'elle était donnée à l'occasion d'une paix réelle, d'un mariage royal y en l'honneur des trois reines et de deux rois, dont l'un était le héro» de l'Orient. Richard fut célébré par les poètes et acclamé par les peuples coin me le généralissime de toutes les forces

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