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l'évôque johannite, Bernard de Simorra, résidait publiqaemeat à Carcassonae, Le roi d'Aragon avait toujoars la fantaisie de mettre aux prises les deax évôqaes, le catholique et le cathare. Nous rapporteroDfl plos loin une de ces discussions qui d'ailleurs ont été falsifiées par les scribes. Pierre présida la conférence dans le poétique manoir TicomtaU On prétend qu'il condamna les johannites. Il ramena la reine Marie à Montpellier, puis, en automne, s'embarqua au port de Marseille et s'en alla, comme seigneur de Magueloune, vassal du saint-siège, prêter son hommage-lige aux pieds d'Innocent IIP (oct. 120 i).
Ces fêtes do Garcassonne furent une répétition de celles de Muret et de Montpellier. Là se trouvèrent le comte de Toulouse et les infants de Foiz. LMntimité la plus vive unit toujours Foix et Garcassonne. Cousin germain du vicomte Talhafer, le comte de Foix était parrain dn jeune Ramon-Roger. Il prit sous sa protection l'orphelin de Garcassonne qui, par reconnaissance, en cas de mort, lui légua sa yicom.té, ft Texdnsion de son oncle Trencabel. Il était parent do roi d'Aragon par sa femme Philippa de Montcade et par son aïpule Chimène de Barcelone. Il l'était de presque tous les prinres pyrénéens, et les mêmes armes d'or à trois pals de fjruonles marquaient la commune descendance de Goininenges, Garcassonne, Foix, Gonserans, Palhars, Gastelboa et Barcelone, tons enfants d'Asnar, Ainsi se formait l'alliance romane : politiquement contre le roi de France, re^
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ligiensement contre le pape de Rome. Car tous cas princes, de cœnr, étaient albigeois. Le roi Pierre, seul, oscillait encore par rancane contre le Justiça d*AragoD, dont la verge populaire hamiliait son sceptre royal. Dans son dépit» il venait de s'emliarquer à Marseille pour jeter son sceptre aviU aux •pieds dn saint siège. Mais cet inconséqaent monarque se relèvera pour être le martyr de Talbigisme et de l'Aquitaine. Toulouse était pleine à!ariens et de manichéens, c'est-à-dire de Vaudois et d'Albigeois. Un évôque cathare siégeait à Toulouse, un autre à Carcassonne, d'autres dans TAgenaiSy lePérigord, la Gascogne, le Val d'Aran. Les montagnes de Foix étaient le refuge de tons les proscrits religieux. Le comte faisait élever ses enfants par les johannites ; ses princesses se ccmveHissaient à l'attiigisnie; l'une d*eUes allait devenir la papesBS da Paradet*.