Le pays de SauU
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lianites du siècle. L'Aire de V Espagnol semble indiquer le camp de quelque chef cantabre, de quel- .que Viriate johannite. La tradition dut en venir jusqu'à Esclarraonde, et Montségur allait être une seconde fois le refuge de la patrie romane et de l'Église du Paraclet.
Le comte de Toulouse n'avait point obéi au oommandement du pape de passer en Palestine. Innocent M\f irrité» députa deux nouveaux légats, deux cisterciens de Tabbaye de Fontrède» voisine de Nar« bonne. C'étaient maître Raoul, docteur savant, pacifique et doux, et Pierre de Castelnau, archidiacre de Maguelonne, moine violent et hautain. Plus tard, il leur adjoignit Arnauld Amalric, abbé de Giteaux, cénobite impétueux, implacable et sombre. T^e pape donna à ces trois léirats pouvoir extraordinaire sur lesévéqaes, et jugement absolu sur les hérétiques» Il leur ordonna de contraindre par l'excommunication les barons, les princes, le roi de France. Il écrivit directement à Philippe-Âugoste (mai 1204). « Ar« mes-vous, lui dit-il, contre l'erreur: Joignez votre glaive matériel à notre glaive spirituel, et secondez Tabbé de Giteaux et les deux religieux de FonfrèdeM »
Raoul et Castelnau devancèrent Tabbé de Giteaux (1203). Ils se rendirent à Toulouse, vers le comte, principal patron des cathares. 11 les avait aimés dès le berceau ; il les baisait, les adorait, demandait leur