‹ Histoire des albigeoisChapitre 196 sur 442 · Doat, KVU · texte numérisé non relu

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seraient excommuni('s et pourchassés comme hérétiques. Après ce préambule, les viguiers, les consuls, les barons iirent entre les mains des légats le serment soleooel. Mais après la cérémonie, ils se demandèrent : « Quel droit a le pontife romain sur notre cité? Pourquoi met-il sur nos libertés son sceau sacerdotal? Nous ienons ces libertés de nos pères, des vieux Romains et des antiques Ibères. Nul n'a le droit de nous les ravir, ni le comte, ni le roi de France, ni le pape de Rome. L'apostole aspirait à la domination de Tunivers. Le meilleur moyen de lui enlever ci le monde et Toulouse, c'est de lui ravir uolre âme. » — Et Ton revint au cal ha ris me.

î-.e comte et ses énergiques consuls s'émurent peu des admonestations du calme Raoul et du fougueux Pierre de Gastelnau. lis refusèrent d'expulser les ' hérétiques des murs de Ton louse. L'évéque, ami du comte, par tolérance, et le clergé lui-même, par douceur ou par crainte, éludèrent Texécution des ordres des légats. Les proscrits étaient les plus grands ci-tojens; Phérésie, c*était presque tout le peuple. 7blosa, dit le chroniqueur contemporain, était ioia dolosa, pleine de dol, et le comte de Toulouse (tolosanus), ajoute-t-il plus loin en forgeant un barbarisme pour faire un calembour, était le comte de la fraude (dolosa nus*). Ramon VI, prince en cela tout à fait moderne, ne punissait jamais pour cause de religion. Un lui demandait un jour de punir un sacrilège : un hérétique avait fait seà ordures dans une

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