‹ Histoire des albigeoisChapitre 2 sur 442 · FroÎAsard · texte numérisé non relu

FroÎAsard

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plus obscure du monde, et seul dans oeite nuit, à la lueur des bûchers, des glaives et de la foudre, j'ai construit, sur cet énorme écueil des temps, la nécropole de l'Aquitaine. C'est la façade cyclopéenne de yotre monument, avec ses propylées gothiques, ses jjropugnacula barbares. C'est une œuvre de divers ftges ; quelque chose de semblable à la vieille Carcassonne ; un amas incohérent et ravagé de portiques romans, de crénelures byzantines, de mâchicoulis mauresques, et d'arabesques du désert et de l'Orient. L'œuvre doit refléter les climats et les siècles.

Cette histoire renferme une Gtonèse, une

Iliade, un martyrologe. Un volume de mœurs chevaleresques, deux de croisades et de batailles, trois de proscriptions, de tortures et de martyres. Le sujet est magnifique; c'est l'épisode le plus pathétique du moyen âge. Mais que Texécution diffère, hélas! de l'idéal rêvé! La matière manque, la main fait défaut. Je n'ai pu construire qu'en mâchefer, qu'en marbre noir et sanglant des Pyrénées, et je rêvais le monument en airain splendide de '

YJII A H. LE BARON FËRNANO DE SGHICKLER*

Gorinthe. Si j 'avais pu le couler en bronze,

-la Genèse aux figures colossales en formerait le piédestal massif, angulé des quatre spiiinx du char de Jéhova. Leurs ailes supporteraient TEpopée, le fût d'airain tordu, où se déroule la spirale ascendante des batailles du Paraclet. Le Martyrologe, enfin, en serait le char piteau de feu, et sur la nuée tonnante, calme et serein, siégerait le Ghrist, le céleste trioni*' phateur.

Nap. Pbtrat.

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