‹ Histoire des albigeoisChapitre 20 sur 442 · Anunien-Muceliik : pUna fratianm «t wernuMu · texte numérisé non relu

Anunien-Muceliik : pUna fratianm «t wernuMu

rin 8011 fNiIais féodal^ il TOjait à ses pieds la triple

cité, grecque, arabe, phénicienne. A une demi-liene sur la plage, se creusait le port entre des rochers couronnés de tours, couvert au large par une île. En face, comme des vaisseaux allongés, s'étendaient Chypre, plus loin Candie, la mer d'Occident dont les âots, murmurant sur la grève, lui parlaient de la Provence et de la Septimanie. Cet £den lui fit oublier Toulouse et môme dédaigner plus tard la coarenne de Jérusalem* Le grand vieillard mourut an Moni-Pèleriiiy et c'est sai* ce sommet, où il avait fixé son tombeau, qu'il dort auprès d'EMre de GastillA entre le Liban et la mer ^.

De ses deux fils, Bertran né à Toulouse alla régner en Orient, et Alphonse né à Tripoli vint régner en Occident. Les comtes de Foix et de Montpellier rapportèrent en Aquitaine cet enfant de la vieillesse du héros. Ce petit Syrien, à peine sevré, et bercé dans leur bouclier^ avait ft son baptême reçu l'eau et le nom du Jourdain. Avec quel amour Toulouse dut accuollir le blond orphelin édos de la croisade, et en quelque sorte dans le tombeau du Christ ! Il fnt un gage de salut et de liberté. Guilhem IX, comte de Poitiers, mari de Philippa de Saint-Gélis, revendiquait comme son héritage les états de Toulouse. Il expulsa le petit Alphonse de sa capitale et le jeune déshérité vécut errant dans les bercails des Pyrénées. Mais les comtes de Foix, de Gommenge et de Carcassonne^ses parents, et les con-

L iyiii^cd by Googie

Page 1