Corba, coi'bia», curneilltt mira
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801 HISTOIRE DBS ALBIGEOIS
(irnpeau funèbre. Les barons de Lantar brandissaient donc Tépée vengeresse de Goaïffer, le glaive ibère vainqueur de Roland et de Charlemagne. Depuis Roncevaux jusqu'à Jarnac et Montcontour, ils furent * toiyours prêts à la tirer pour iiadépendance politique et religieuse contre les Francs et contre Rome*. Jordan de Lantar, un des héros de Tépopée romane, avait épousé Marquésia, sœur de Bernard de Marca- i faba, mari d'nne infante de Foix» et d'Amanld de Villamar, seigneur de Saverdun, chevalier renommé par sa sagesse et sà yaleur, et d'Amiel de PalherSp moins éloquent mais aussi belliqueux. Gorba était donc une fille des montagnes par sa mère Marquésia, dont le (lomaine indivis, selon l'usage, était avec les possessions de ses frères à Marcafaba, à Palhers sur la Leza, et à Saiul-Paul-de-Jarrats, aUx portes de Foix. Par son mariage avec la fille des Lantar, le seigneur de Montséj*-ur fortifiait d'une sorte de parentô^ Toffice chevaleresque qui l'attachait héréditairement à la maison de Foix. 11 est probable que cette union 8*accomplit sous les auspices du comte, d'Ësdarmonde» et d'un sacerdoce soigneux de resserrer le âiiscean des races cathares. Mais il n'est pas moins vraisemblable, car il faut tenir compte des mœurs du siècle, que reculé par la sentimentalité romanesque, et la mysticité johannite de la vierge et du chevalier, cet hjmen ne se conclut que lorsque les Lantar, expulsés du Toulousain par riiuininence de la croisade, se réfugièrent pour toujours dans leui^s terres des Pyrénées. Telle était la maison de