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Lanta, prëa de Toulouse

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Gométa^ et nous avons dù nous arrêter longuement sur ses origines^ car le cœur de Ramon de Pérelha et la dme de Montségur sont le pivot de granit, sof lequel roulera l'orbe immense de cette histoire.

Lia dépatatioQ cathare, avant d'atteindre Lavelanet, prit à droite, et se dirigea par des vallons incal-

tes et rocailleux vers la demeure féodale de Ramon. Le vénérable Gaucéli, qui la conduisait, était, si l'on en croit son nom, frère de Gaucelrn le Faidit, et conséquemment natif d'Uzerche, cette ville du Limousin que Thistorien vit une fois comme une évoca- ' tioQ du moyen âge, comme une île fantastique de Tair, assise sur les brouillards de la Vézère. Gaacéli était le troisième évêque johannite de Toulouse, en y comprenant le patriarche Nicôtas. 11 avait succédé à Ramon de Ramondl, élu en 1167 au synode de Garaman et pris en 1181 par le légat Henri, évéqne d'Albano, dans les mura de Lavaur, vainement défendus par la vicomtesse Aladals de Carcassonne. C'est de la capture, hélas ! et de l'abjuration de cet évêque apostat que datait la promotion du vieux Gaucéli au siège de Toulouse. Conséquemment il comjjtait vingt-quatre ans d'épi^copat. Ce vieillard ' n'était qu'une ombre vénérable, et le véritable chef du catharisme aquitain , c'était Guilbabert de Castres, son jeune coadjuteur, tout récemment illustré par la conquête éclatante dTsclarmonde, et, dans cette circonstance solennelle, le secret mais évident inspirateur de cette princesse.

Le patriarcheGaucéli, les évéques Ramon de Blasco, Ramon do Bélissen, et leur eortège pastoral et

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aoi HISTOIRB DES ALBIGEOIS

chevalere?:que mirent \)\p.à A terre an château de Peyrôla^ Sestours^ du haut de leur abrupte mouticale, dominaient un torrent sauvage et quelques cabanes de eolons. Le hameau se divise en deux groupes de bercails, de vingt maisons au pins, appelés Pejréla-la-HauteetPeyrôla-la-Basse. Parva eimias; magnum nomen, ingens gloria. Le vieil évé*]ue, après avoir, selon Tusage, donné sa bénédiction au jeune châtelain, lui demanda, au nom du Christ, de relever les niinos du castellum de Montsé<j:ur, pour que ses murs crénelés, et leur inaccessible sommet, devinsent, au b^sf)in, le refuire, la forteresse, le sanctuair(î de l'Eglise du Paraclet. L'Eglise était menacée ; les orages du passé instruisaient des tempêtes de Tavenir. Henri, cardinal d'Albano, légat du Pontife romain, avait naguère conduit line croisade dans TAlbigeois. Il avait assiégé Lavaur» terrorisé Toulouse^ et porté le fer et le feu jusque sur les cimes glacées des Pyrénées. Le midi fumait encore, du passage de ce moine» comme dévasté par la fondre. Un pressentiment qui n'était que trop prophétique, faisait redouter dans un avenir prochain des tempêtes qui s'accumulaient sourdement autour du Vatican. L'aj oslole de Rome, semblable à un Jii|'iter tonnant, allait le déchaîner sur le monde cathare, Los ch. is religieux et h;ïques de TÉglise du Paraclet avaient résolu de transférer le siège de son sacerdoce, sur la montagne inexpugnable de Mont«

1 . Poii ôla. Pérelha, aajourd*bai Péreilto, commune de 200 habitaats. (M. Pasquier.)

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ségar, au-ddssos dm nuées, et, s'il était possible» du tonnerre^

Ainsi parla le vénérahle Ganoéli. Ledésir des évéqoes et des Itaronsfataocaeilliparle jeune et {Mens chevalier comme un onlre8acré.Sonscette prière s'imposaitlayolontéd'E8clarmonde,rautorité du comte de

Foiz. Il se mit à l'œiiyre aussitôt. Ses vasseaux de Peyréla, de la Roca, de Lavélanet, du pays d*01mès, avec leurs mulets, leurs chariots, leurs outils, leurs engins; maçons, bûcherons, charpentiers, ingénieurs, architectes, se transportèrent en foule à Montségur. Guelha, Camo, Léran, Massabrac, Belestar, Montferrier, le Ghercorb^ le Sabartez, la Gerdagne, les peuples de dix lieues à la ronde Tinrent mettre leur pierre à Tédlâce national. Tout le comté de Foiz, tont le Midi conconrat de bras, d'argent ou de pensée à l'érection dn Sanctuaire pyrénéen. C'était comme Farcbe de Tindépendance et du salut que Ton construisait sur ce sommet pnn phétique. Les peuples d'alentour la Toy aient, ayec une religieuse émotion, grandir de jour en jour sur son piédestal aérien et se dessiner blanche, solide, quadrangulaire, et dentelant enfin de sa crénelure Tazur du ciel. L'antique forteresse des géants, protectrice de la race ibérienne contre Rome consulaire la protégerait encore contre Rome sacerdotale. Ramon de Pérelba ne fut incontestablement en cette occasion solennelle que le mandataire des peuples, des seigneurs et des comtes du Midi. Mais derrière

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