‹ Histoire des albigeoisChapitre 209 sur 442 · Seriiw. — Théod, do Podio · texte numérisé non relu

Seriiw. — Théod, do Podio

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visitent la Septimanie, la Provence, les bords da Rhône. Ils voient le roi d*Aragonf FoalqaeSi encore prieur de Fioréja, Ils sont «Srajés des progrès de lliérâsie. Pendant qu'ils s*achemment vers le Nord, la princesse, dont iûallaient soUieiterla main, monrat* Lear mission étant désormais sans objet, ils revinrent vers la Provence, et probablement montèrent sur la flotte qui transportait le roi Pierre II en Italie. Ils virent Rome, métropole du monde catholique, et Innocent III, le plus impérieux des pontifes. Ils ne cachèrent sans doute pas le déplorable état de la foi romaine au delà des Alpes ^

Diégo, en même temps, demanda qn'il loi f&t per« mis de déposer sa mitre pour aller, missionnaire obscor, convertir les Cumans, bordes slaves de la rive ganche da Danube. Innocent lai fit comprendre que le danger était en Provence, et que c'était là son champ de bataille. Et sans doote il loi ordonna d'aller se concerter avec l'abbé de Citeauz, que Diégo avait connu prieur da Poblet en Aragon. Les deux Castillans visitent cette métropole monastique de Bourgogne, séminaire des milices guerroyantes de la papauté. Le grand chef cénobitique était absent. Ils vont le chercher en Provence. Descendant la vallée du Rhône, ils font halte à Montpellier, m6tropole catholique dans le Midi cathare. Ils j rencontrent les trois légats, Raoul, Pierre de Gastelnan et Amaald-Amalric, abbé de Giteaaz. Ces commis* saires pontificaux sont tellement découragés qu'ils sont tentés d'abandonner le terrain au catbaiisme

U Broviae. — Sponde. — RajnaUi.

Si8 HISTOIRE DBS ALBIOlfiOIS

qui les déborde de toutes parts. Ces légats voyageaient avec tout le faste des anciens proconsuls ro-» mains, et comme les mandataires d'un César sacerdotal. Diego et Dominique eurent alors non pas une idée , car il ne pouvait en germer sous leur dur crâne africain, mais un reflet du génie cathare qui leur parut une révélation d'en haut. « Descendes de tos snperhes palefrois, s'écria le vieil évôque castillan d'union d'inspiré ; dépouillez Torgueil de vospompee sacerdotales, prenez le bâton des apôtres, et pauvres, nuds pieds, pleins de foi, marchons contre Thérôsie! » L'Espagnol avait découvert que les deux plaies de TÉi^^ise romaine c'étaient l'ignorance et Torgueil, et qu'il fallait combattre la dissidence par ses propres armes : renseignement et l'humilité. Le vieillard se met à leur tête, et voilà ces princes de rÉglise et du cloître qui, la besace sur le dos, et pareils à des mendiants, marchent sur Toulouse, cita* délie du johanntsme aquitain. Amauld-Amalric les quitta; il était rappelé à Giteauz pour présider son chapitre général qui se tenait en automne; mais il devait revenir avec un renfort de moines doctes et éloquents pour seconder leur propagande. C'est ainsi que Diego et Dominique recommencèrent la lutte néfaste que leurs ancêtres Idax et Didax engagèrent contre les Priscillianites, ces Albigeois du iv*^ siècle,dont les supplices ensanglantèrent l'Espagne et TA» quitaine*.

Les légats romains et les missionnaires espagnolemarchent sur Toulouse où Foulque» lee atlsiid, ré^'

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