Gaii. de Puilaoreiu, chap. YIII
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Les tenants, cette fois, furent deoz Français, Ban- . doin et Théodoric, ce famenz chanoine de Nevers, neveu da cbeyalier Evrard, fugitif de cette ville en
i200, et réfugié dans le Midi, où il devint évôque albigeois. La conférence dura huit jours. On prétend que, sur l'invitation d'Azôvédo, le peuple consentit à renoncer à l'erreur, mais sans expliquer s'il entendait la cathçire ou la catholique. 11 refusa d'expulser les docteurs johannites, et par honneur escorta, une lieue durant, rôvôque et les légats ro« mains. C'est ainsi qae ce doux peuple, au langage caressant et mélodieux, congédia les farouches proconsuls et néanmoins resta fidèle à la foi du patriarche grec Nicétas. Il est évident qu'il fut retenu par ses énergiques che&, les Qourdon et les Astorg de Rosengas *.
De Cararaan, les missionnaires, par le versant septentrional de la Montagne-Noire, se dirigèrent vers la Provence. Nul bruit à Castres; nulle rumeur à Saint-Pons, muets d'etfroi; mais l'orage éclata dans Bésiers. Les citoyens de Béziers étaient renommés pour leur &pre et fiôre indépendance. Trente ans au- . paravant, pour vengiar un de leurs compagnons insulté par un chevalier, et ne pouvant obtenir raison de Toutrage, ils avaient tué le vicomte et Févèque, et furent à leur tour massacrés parle roi d'Aragon. A cette fierté civique se joignait une forte antipathie papale. Leur évéque même était anti-romain. lUl étaient encore exaspérés de la déposition et de l'assassinat de leur ancien évôque Guilhem de Rocozel.