Pierre de Vaax*Gemaf * ch, II
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HiSTOIEE D£S ALBLÛEOIS
gnant qu'on ne les arrachât de ses mains, il erat les mettre dans on lieu inviolable, en les posant sur la châsse même dû saint, entourée, comme d'une garde, de toutes les autres reliques, rangées en bataille sur Tautel tout llambant de cierges. Mais le • comte n*était pas homme à se laisser épouvanter par cette phalange de squelettes. Il enleva les clefs du milieu de ces ossements, enferma Tabbô et ses reli-> gieux dans la basilique^ et fit camper ses hommes d'armes dans le monastère. Au bout de trois. jours, il les relâcha, les chassa de leur doltre, et envoja nn héraut crier âson de trompe dans Pamiers : « Que nul bourgeois ni vilain ne soit assez hardi que d'héberger dans son logis, sous peine de. la hart, ces noines félons de Saint-Antonin »
Pierre de Castelnau, cependant, avait rejoint ses collègues à Montréal. Arnauld-Amalric était aussi arrivé du Norl, suivi de douze abbés et d'une vingtaine de moines tirés des monastères de France. De ce nombre était Gui, prieur de Vaulx-Cernai, cloître dont les ruines décorent encore d'arcades gothiques si élégantes les rochers et les eaux de Tlvette, dans le voisinage de Chevrense. Gui revenait de la conquête de Gonstantinople où il avait accompagné son ami Simon de Montfort. U amenait avec lui Pierre, son neveU| cellérier de son monastère. C'est le futur chroniqueur de la croisade; on a pu juger de son esprit par le récit du miracle de Montréal; et pourtant sa chronique ne laisse pas d*avoir son prix, bien que fanatique et barbare. Arnauld-Amalric,