‹ Histoire des albigeoisChapitre 219 sur 442 · P. de Vavx-Ceniay. — Dom Vaissetto, t. V, p. 535, pr · texte numérisé non relu

P. de Vavx-Ceniay. — Dom Vaissetto, t. V, p. 535, pr

Digiti/

Pierre de Gastelnaa et Tévdqae d'Osma, renforcés

de leur phalange monastique, résolurent de se diviser par bandes de deux ou trois et de parcourir le Lauragais. Montréal, Fanjaus, Laurac étaient des foyers de calharisme. La matrone- de Laurac était parfaite; sa ôlle Mabilia , diaconesse couronnée; ses deux autres filles, Géralda, dame de Lavaiir, et Es- ' darmonde, châtelaine d'Aniort, fvrrenUsi croyantes* Améric de Montréal, son fils, venait de prêter son manoir an triomphe dn johannisme dont il devait dtre le héros et pins tard le martyr. Quand Gni, abbéde Vanlz-Cemay, entra dans Laurac pour exorciser le bourg, il fit le signe de la croix, symbole de sa mission et de sa prédication romaine. Sicard de Laurac, patriarche de cette tribu, répondit au moine : Que ce signe ne me soit jamais en aide^. Les missionnaires n'eurent aucun succès dans un ])ays aussi profondément cathare. Par Fanjaus, Belpech et Bolbonne, ils se dirigèrent vers Pamiers qa'ils trouvèrent tout frémissant de hi querelle du comte de Fois et des chevaliers de Durfort contre les moines de Saint-Antonin.

Fonlqnes, évéqne de Toi][Iouse, et Navarre, évé-

qne de Gonscrans, étaient accourus ponr rétablir la

paix. Ils s'interposèrent, prirent jour avec le comte, mais Kamou-Rogcr ne daigna pas môme venir au rendez- vous de Pamiers. Pendant ce temps, il mettait la main sur les châteaux dépendants de Tabbaye. Pourtant ils devaient réussir plus tard; i'abbô tran-

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