Protcrit, eziI
ît HI8T01BB OBS ALBIGEOIS
Pris dans un combat, Tinfant fut jeté dans un donjon et l'infante conduite au harem d'Alep. Belle, valeureuse et renommée par l'amour qu'elle avait inspiré aux troubadours, la princesse captive conquit le cœur du sultan Noureddin. Uesclave devint sultane^ reioe d'Orient; et, veuve du héros moaalman, 'gouverna l'empire des Califes. Son roman se perd dans l'épopée de Saladin et de Rich nrd Cœur de LioD^ Telle était la puissance expansive» la fortune sympathique» l'aventureux génie, de la maison de Toulouse.
Ramon IV est le plus grand des enfants d'Ursio; sa Taleur déborde- sur l'Afrique et sur l'Asie. Ramon V, son petit-fils, est le prince le plus complet de * sa race, et le type le plus parfait de son peuple et de son siècle. Il ne sortit jamais de TAquitaine. Lo comte Alphonse, Teuf de la comtesse Faidita, et s'en allant mourir en Palestine» laissa son fils ftgé de dix ans, sous la tutelle des capitouls. Alphonse» élève des chevaliers, avait été un prince municipal et législateur; Ramon» nourrisson des consuls et des citoyens, devait être nn comte ehevalereux» romanesque et touché par la baguette magique des fées. Le jeune prinre se trouva tout d'abord menacé par trois puis*<ants voisins; les rois de France, d'An^'leterre • et d'Aragon. Le roi de France nnondi jnait Toulouse du droit de Glovis et d<; Charlemagne, le roi d'Angleterre d a chef d'Élôonorede Poitiers, son épouse» héritière de Philippa» son aïeule» et des ducs
i. India n*a pas de nom hUtorique
HISTOIRE DBS ALBIGEOIS 13
d'Aqoitaine ses ancêtres; et le roi d'Aragon, du titre de ces princes cantabres» libérateurs des deux Tenants des Pyrénées. Ramon dot s'allier à Ton de ees rois ponr contrebalancer les denx antres cornpétitenrs. L'allié le plus natnrd était l'Aragouais; princes et («eu pies étaient consangnins; mais TEspagnol s'entendait secrètement avec le Poîteyin qui rayait aidé à conquérir Saragosse. Le plus dangereux était le duc d'Aquitaine, surtout depuis qu'il était devenu roi d'Angleterre. Hamon, menacé de l'ouest et du sud fut contraint de se jeter dans les bras du roi de France, dont la domination s'entourait de l'antique prestige carloviogieD, et qui, de pin», était suserain des deux autres monarqaes. Il se reconnnt son Tassai et redoubla Tbommage en épousant Constance, sœnr de Loois VII el Tenve d'Ëostache comte de Boulogne*. . .
Le brillant et cheTaleresque prince dédaigna l»entdt sa femme française plus âgée que lui, firoide et triste compagne politique, instrument et symbole de sou asservissement. Lecastel Narbonnais retentit de leurs discordes domestiques. Gunslance se plaignit de> infidélités du comte. Le comte eut-il à se plainfire des infidélités de Constance? Quoi qu'il en soit, Hamon la fil enfermer dans une tour. Pendd ut qu'il guerroyait en Provence, elle s'échappa de sa clôture, et s'en retoama à Paris, où elle accoucha d'un prioce que le comte ne Toulut jamais voir, qui fut élevé comme un serpentin la cour de France, et qui devait être un jour la torche de TAquitaine. Louis VU semble