‹ Histoire des albigeoisChapitre 223 sur 442 · G. deTodella · texte numérisé non relu

G. deTodella

HISTOIBB DBS ALBIGEOIS

jeunes sœurs, dont l'une portait le nom de sa docte marraine, la châtelaine du Castellar. Leurs cousins de Consérans et de Marcafaba : Arnaukl de Villemur, loncle de ces derniers, seigneur de Saverdun, l'un des chevaliers les plus accomplis de ce temps, et son frère le vaillant Amiel de Palhers. Pons Adhémar de'Rodelha, seigneur de Darfort, précepteur choTaleresque des princes. Pierre de Durban, s^nenr de Montagnt, chevalier-troubadour qui portait dans les batailles la bannière comtale de Fois. Les fils de Bélissen, seigneurs de Mirepois, et leurs trois rameaux masculins, les Batalha, les Arnauld-Roger, et les Isarn de Fanjaus. Leurs branches féminines comprenaient les Marliac, les Arvigna, les Vernholas, les Castilho, les Mauléon, les Montservat, les Massabrac. Les Peyrat de l'Olmès, et leurs deux rameaux^ lesPeyrota et lesPeyréla, Ramon de Peyréla^ on le sait, était le châtelain de Montségur; et leurs alliés» lesLavélanet, les Bélestar» les Lantar et avec ceux-ci Gorba, la fiancée mystique du héros cathare du Thabor.

A Tannonce des conférences, .ces barons étaient descendus de leurs manoirs pyrénéens. Us s'étaient rangés autour des évéques dont ils formaient la garde chevaleresque. Ils les escortaient avec ce guerrier et mystique amour qu'inspiraient les apôtres du Paraclet. Ils entrèrent dans Pamiers dans toute leur pompe féodale et mirent pied à terre dans les cours du Castellar. Plusieurs chevaliers figuraient au nombre des évêques albigeois. A leur tôte était le vénérable Gaucéli, patriarche de Toulouse ; mais sous Tombre de ce vieillard, le chef réel de

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l'église cathare était Gailhabert de Castres, son ooadjatear, illustré par la conversion des princesses delà maison de Foiz, et par sa latte à Montréal contre révôqued'Osmaet son compagaon Domînîqae de Guzmau. Il allait retrou ver au Caslellar ces deux Espagnols. Avec Gaucéli et Guilhabert venaient probablement Bernanl de Siinorra, Bénédict de Termas, Pierre de Gorona, Pejrota de Glermont, Ramon de Blasco* el Ramou de Mirapéis (Bélissen). Ces ôvôques gnostiques portaient une robe noire, nn chaperon en forme de tiare, un cordon sur 4a poitrine à la manière des brahmes indiens, et dans nn fourreau de cuir l'évangile selon saint Jean, l'apôtre de la lumière et de FOrient. Leur face pAle, leur taille amaigrie, leur corps presque transparent, leur Toix plaintive, je ne sais quoi de Inminenx et d'aérien, tout révélait en eax, selon leur dootrine, dont ils étaient les vivants symboles, des anges exilés sur la terre, et qui n'aspiraiout qu'à rouvrir leurs ailes vers le ciel .

La phalange catholique se composait de Raoul, le plus modéré des It'jrats de Rome sacerdotale, non moins hautains et non moins impérieux que les am* bassadeurs de Rome consulaire et impériale; de Foulques, d*abord doucereux troubadour, puis moine mélancolique, enfin violent et fanatique évéqne de Toulouse; deNavarra, évéque de Conserans» homme ferme et capable et qui fut depuis légat pontifical ; de Diégo d'Azevedo, évéque d'Osma, en Gastille, et profaablemenf aussi de son compagnon Dominique

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