‹ Histoire des albigeoisChapitre 222 sur 442 · P. de VaBZoGeriiay. —'G. de Poilattrens · texte numérisé non relu

P. de VaBZoGeriiay. —'G. de Poilattrens

Digiti/oû by Gt.)0^lc

tal, supporte dans les airs son inexpugnable et gracieux donjon crénelé aux trois tours phocéennes. Agé d'environ cinquante-cinq ans, de haute taille, de forme athlétique, blond, l'œil bleu, la face vermeille, la téte hante ainsi qae le oœar, majestueux et sooriant, Ramon-Roger était Tan des princes les pins éloquents et les plus valeureux de -son siècle*. Les barons du Sabartez et de Cerdagne, les Rabat, les Lordatj les Gastelvenlun, les D'Alion, les fils d*Impéna, l'accompa^^naient. Par la porte de l'Olmèt et par le chemin tournant du Sud, il entra dans les cours du Castellar. Descendu dans la salle capitulaire, décorée de muffles d'ours et de hures de lion, trophées de ses chasses dans les Pyrénées ou les déserts d'Orient, il prit place sur une haute estrade, entouré de la famille comtale et de son escorte chevaleresque. Â ses côtés s'assirent Philippa de Montcada sa femme, et Ermessinde de Gastelbon, sa jeune bru ; ses sœurs Esclarmonde de Lisle, vicomtesse de Gimoes, et Cécilia de Gommenges, vicomtesse de Gonserans. Bsclarmonde, la grande matrone cathare, la promotrice des conférences, devait en être aussi l'héroïne, résolue de se mesurer avec les Romains. Sezélia, nous l'avons dit, était léoniste, et croyait les doctrines préchées dans ses montagnes par Félix et Claude d'Urgel, et plus anciennement encore par Vigilance de Galigurris, défenseur de Tantique liturgie espagnole. Auprès du comte se tenaient encore les infants de Foix, Roger-Bernard, son héritier présomptif, Amène et Loup, et leurs

Page 1