Beamolire : Hist. du Manieh
struisant unecapitalô, j bâtissant des palais, établissant des campSy s'ezerçant aux luttes héroïques, lançant des cheyanz et des chars de feu, charmant lear exil par le son mélancolique delà lyre, et figurant les mjstôres et les batailles du ciel^ C'est ainsi que Lucibel et ses angos, précipités dans l'espace» avaient produit daus leur chute ce chapelet de mondes qui en marque les degrés jusqu'à la terre obscure perdue vers les contins du néant. Ils s'étaient fait dans l'exil une patrie à l'imacre du ciel. De là ces constellations répandues comme des îles de lumière, des archipels do feu, sur l'océan de TEther, séjour des anges bannis, piscines de la puritîcation des . àuies, haltes de la migration et du retour vers la patrie céles((% perpétuel objet de leur désir. D'après Manès, le soleil n'était qu'une piscine de feu, et4l^ lune une piscine d'eau, suspendues, pour une dernière purification, aux portes mômes du Paradis. Mais Lucibel, le prince de l'air, n'avait pu, avec les idées du Christ, qu'employer des ombres, des nuages, des apparences, et donner à son œuvre une réalité fantastique. La création n'était qu'une sorte de mirage, de retiet assombri du ciel.
Mais les ftmes exilées du ciel, comment se rouvraient-elles les portes de la Patrie? Par la purification. Cette purification, où s'accomplissait-elle? Sur la terre d'abord, puis d'astre en astre. Par quel moyen l Par des transmigrations successives. Ou re-