‹ Histoire des albigeoisChapitre 242 sur 442 · Paradis perda, I · texte numérisé non relu

Paradis perda, I

connaît ici renseig^nèment de Tlnde^. La métempsycose qu'enseignaient les Albigeois est nne espèee de purgatoire antique et universel. Les docteurs catholiques de Pamiers l'attaquèrent sans doute comme anti-biblique. Les ('■ithares se rejetèrent probablement sur la tradition du genre humain, et, selon l'habitude, attaquèrent le purgatoire catholique comme anti-biblique et anti-rationnel. En effet, le purgatoire cathare est iudisaolublement scellé dans le système dont il supporte tout le poids ; tandis que le purgatoire catholique peut en être détaché comme un hors-d'œuvre et môme un non-sens. La purification cathare était parfaitement désintéressée; le purgatoire catholique est un petit enfer sacerdotal ott la papauté romaine trouvait au moyen &ge son Pactole et ses mines d'or. 11 devait paraître absurde et im-tioral aux Albigeois. Ils ne pouvaient comprendre le supplice d'un esprit dans un lac glacé ou dans un gonlIVe brûlint. Ils le comprenaient mieux dans un corps organisé, tombeau vivant, sépulcre animé ; car, dans cette religion de la vie, tout était vivant, môme le sépulcre, môme la mort'.

Pour les cathares la mort n'était que le délogement, le vêtement souillé que l'on dépose le soir, la larve aride d'où s'envole en avril le papillon. Mais les âmes indignes encore de revoir le ciel, où vontelles? Dans de nouveaux corps. — Dans le corps des bétes? Les païens le pensaient : ils croyaient voir Tâme d'un Phalaris dans la physionomie d'un vau-

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