‹ Histoire des albigeoisChapitre 243 sur 442 · Jean Keynaud : Terre et Ciel · texte numérisé non relu

Jean Keynaud : Terre et Ciel

tour, et entendre Tàme d'un Tibère dans les ftpres et sourds grommellements d'un tigre. Telle est encore, en dehors du monde biblique, la tradition univer* selle. Indistinctement fondées sur la transmigration des ftmes, les religions antiques varient sur le nombre des transformations. Les rabbins, les mages , les druides, l*laton, Pythagoro, Pindare les bornaient à trois. Manès les lixait i\ cinq ; les Albii;eois les étendaient ju^îqu'à treizo o[ inômo scizo. Il y a plus: nous croyons que le spiritualisme jolianiiite avait substitué au roulement de corps en corps l'ascension d'astres en astres. Peut-être le système impliquait-il que certaines âmes évoluaient d'étoile en étoile depuis l'origine du monde. C'étaient les juifs errants du ciel, qui ne ponvaient retrouver la' patrie, la sainte Jérusalem. - Mais enfin toutes devaient être un jour délivrées, et de migrations en migrations remonter dans le sein de Dieu. Dans la religion de l'étemel amour, il n'y avait point de place pour Tenfer. L'enfer n'était pas : la mort, c'était la vie; la mort, disait un rabbin, c'est le haiaer de Dieu^,

Ainsi, remarquons-le, à deux mille ans de distance, le terrible problème du mal, perpétuelle préoccupation du genre humain, se pose à deux sages du pat/5 de Huis*. Job le débat en patriarche et rabandonne irrésolu au mvstùro infini de Dieu.

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