Ce nom ast dont«tz, eomme o«Iiii d^ndui
fliSfOIRB DBS ALBIOBOIS
Mes : Constance, femme du roi Robert^ ûls de Hugues Gapet; et one antre qui fat réponse de Ramon- Altor, ^eignenr du ch&teaa dl<3tittm on de Sélio, oa delà Isia, en Gasco^e. Altor» comme son nom . rindicpie, était d'origine basqae ; mais il j igoatait un sornom ràigothy signe aristocratiqae et populaire depuis TinTasion des Francs. Ils eurent on fils entre antres» auquel ils donnèrent aussi un nom germanique, et qu'ils appelèrent Bertran. Bertran fut d'abord chevalier, homme de guerre, et fit ses premières armes contre les Maures. Il était très beau, mais doux, studieux, religieux et fervent admirateur de Martin de Tours. Il étudia la théologie, et devint bientôt chanoine et archidiacre de Téglise de Toulouse, et enfin évéque de Gommenge an pied des Pyrénées^
Lngdnnom des Gonven» on des Gommenss était un ancien casteUnin romain, qui, cpmme Lourde et Montségur, formait une vedette avancée des Pyrénées centrales. Mais depuis la catastrophe de Gbndovald,, la forteresse n'était plus qu'un roc désert. Vigilance avait été prêtre de Lugdunum. rriscillien avait converti le peuple d'Elusa. Les deux réformations se partageaient la Gascogne. Charlemagne les avait refoulées vers les montagnes. Il y avait une église johannite du Val d'Aran, et une église paulinienne du Salao. De ces hautes cimes leurs doctrines redescendaient avec leurs gaves écnmants. vers Toulouse. Lugdunum avait été longtemps sans.évéques. On en avait remis depuis les Capétiens. C'était de
1. Vital, moine du m* tiède, biograghi^ tle\«fliîil %^i|[»iyu
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vrais évêqxies in partibus vivant dans leurs villages de bercails, Valcabrère, Tibiran, Barbazan. Enfin Bertran de Sélio, cousin des rois de France et des comtes de Toulouse, j fut nommé. 11 était le 19^ évôque de Ciommenge ^
Les fils d'Aznar avaient repris possession de la montagne romaine. Le castellum renaqnit en doiyon ^Sbdal. Lagdannm devint la capitale des comtes. De là, ils gardaient les montagnes et dominaient les plaines. UéiéqjOLe^ par traditicm autant qae par sécnrité, résolut de refiîire l'établissement impérial, de remonter la cathédrale à Tombre du palais, comme au temps des Césars. Le prince y consentit. L'évôque bâtit sur ce sommet une église, un cloître, une enceinte munie de tours. La basilique se réfugiait sous les ailes de la forteresse. Un pont, jeté sur un ravin de roc, conduisait à la ville renaissante qui se tordaitt s'accrochait^ se suspendait parmi les précipices, sar les déclivités ahraptes de la montagne. Bertran^ on plutôt son peuple reconnaissant, donna son nom à la cité qu'il constmisit pendant cinquante ans d'épiscopat et qu'il ne put évidemment terminer qu'avec le concours de ses parents, les comtes de Toulouse et les rois de France. Ainsi en moins d'un siècle la cathédrale avait dévoré le palais, l'évôque avait absorbé le comte ; la ville portait le nom de Bertran. Bertran était canonisé, Bernard II était spolié, le prince, dépossédé de sa montagne ibéro-
i. Baron d'Agot.
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romaine, n'avait pour séjour que des manoirs tellement obscurs qu'il, est impossible à l'historien d'indiquer où tenait sa cour le chef glorieux des cinq, rameaux des enfants d'Âsnar.
Aimd la roche da Lngdunnm devint sacerdotale. Celte substitation n'eat pas liea sans combat. A dô« ûxA de rhiskoire muette écoutons la légende. A peine installé dans sa forteresse é|M8copale, Bertnm s'y voit assiégé. Par qui? Par un dragon. Un crocodile dn Nil avait remonté la Garonne. II ravageait les cantons environnants, dévorait les femmes, les enfants, les troupeaux, épouvantait le Val d'Aran. Bertran, aux gémissements de son peuple, descend de sa montagne, va droit au dragon, le touche de son bâton pastoral, pose sur sa tète le bout de son
' étole, et le monstre, béant et ragissant, s'apaise et soit, bêlant comme un agneau, l'homme de Dieu, et rampe le long des ruelles escarpées, jdsqu'an seuil de la cathédrale où il expire.
Cest à l'histoire à interpréter la légende. Ce crocodile est évidemment un frère de la Tarasque. Lee CSantabres avaient une trihu du Dragon, témoin lee nombreux Tarascons qu'ils ont fondés dans le Midi *. Marthe, sur les bords du Rhône, vainquit le dragon païen. Bertran, sur les rives de la Garonne, triompha du dragon hérétique. Marcos était venu de Memphis. Le priscillianisme était donc un crocodile du Nil. Ce monstre» c'est le catharisme pyré-
' néen. Il se fit une insarrection, patriote contre le roi de France, hérétique contre le pape de Rome.