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mais, le laissant pour on temps^ tous attaqnares les .antres ehefe hérétiques : ces chefs, qui réunis seraient très difficilement Taincns, le seront très aisément isolés. Ce prince, après lepr défaite, se soumettra, on s'il persévère dans sa révolte, il se tronvera senl, et sera écrasé le dernier. Au surplus vous vous comporterez à l'égard du comte ainsi que le ciel vous Tinspirera, pour le plus grnnd iionneur de Dieu et deTÉglise*. » Les légats exécutèrent de point en point l'astucieux conseil d'Innocent III. 11 disait eDCore à Milon : « L'abbé de Clteaux fera tout, et tu ne seras quo son organe» parce qu'il est suspect au comte et qu'il n'a aucone défiance de toi ! » Ainsi le somhre Amalric demenra l'ftme et le chef sacerdotal de la croisade, et il était l'ennemi personnel da comte de Toulouse K
Milon et Thédis, arrivés en France, se rendirent aussitôt à Anxerre où les attendait l'abbé de Gtteauz. Après avoir» à Villeneuve, salué le roi de France, ils se sé()arèrent; Arnauld resta dans le nord pour mettre l'armée en marche, et Milon se rendit à un synode convoqué à Monlélimart, où il cita le comte de Toulouse. Cependant les princes du Midi s'étaient émus de cet armement desl^^ançais. Le pacifique Ramon VI, qui n'agissait jamais sans les conseils des comtes de Foiz, de Gommenges et de Carcassonne, réonit sans doute dans le Capttoie de la cité ses capitouls et ses grands vassaux. La question de la résistance ou de la soumission fut débattue en tamalte entre ces barons et ces consuls. Le