‹ Histoire des albigeoisChapitre 282 sur 442 · I. Philippidê, ch. VIII · texte numérisé non relu

I. Philippidê, ch. VIII

HISTOIUE DES ALBIGEOIS »

mille hommes de Tost rojal. Ainsi le circonspect et politique prince concédait tout , ses soldats^ ses barons, son connétable, mais non pas le roi. U ne-Tonlut jamais donner pour tête à la croisade monstraeose la noble et sagace rojanté de France.

La croisade cependant se formait en trois massés énormes, an nord, an centre et à Tonest, ponr eoU'» verger ensuite vers Toulouse. Aux trois légats, Tabbô de CUeaux et les deux évôques du Kiez et de Goaserans, le pape adjoij^nit un légat à latere pour représenter plus directement sa personne auprès de Tarmée. Il envoya Milon, son secrétaire, auquel il associa maître Thédis ou Théodose^ chanome de Gènes, qni devait dire Tingéniear et le diplomate de la croisade.

l>a haut du Vatican, le pontife harangoa loimême les chefe des croisés, les exhor^t à ]a,concorde, et à combattre pour Dieu et la gloire éternelle. Sus donc, soldats du Christ I Que le gémissement de TÉglise tous émeuTel Vengez une si grande injure faite à notre Dieu *. Puis il donna ses instructions secrètes aux légats pour la réussite de l'expédition. « Vous me demandez de quelle manière les croisés doivent se comporter envers le comte de Toulouse? Nous vous conseillons, avec l'apôtre, d'employer la ruse qui, dans cette occasion, doit être plutôt appelée prudence. Vous attaquerez* séparément ceux qui sont séparés de Tunité... Vous ne vous en prendrez donc pas an comte, s'il ne secourt pas les autres princes ;

Page 1