‹ Histoire des albigeoisChapitre 286 sur 442 · P de Vauz Ceniav, ch. XII · texte numérisé non relu

P de Vauz Ceniav, ch. XII

U iSTOIHË DES ALBIGEOIS 3J

Dès qn' Innocent III apprit ce qui s'éteit passé à Sainte GéliSy il se h&ta d'écrire an comte pour le féliciter. « Nons nona réjoniasons dans le Seigneor^ et dans la force de sa grâce, de ce que malgré tout ceqa'on avait pnblié, et qui paraissait nuire extrêmement à Totre répatation, vous vous êtes enôu soumis entièrement à nos ordres, et que vous avez donné toutes les cautions que notre cher fils Milon, notre notaire, légat du saint-siège apostolique, vous a demandées. Ainsi au lieu d'un sujet de scandale que vous étiez auparavant, vous êtes un modèle à suivre, de sorte que la grâce da Seigneur parait avoir opéré merveilleusement en yous^ » £nfin, Innocent Ili écrivit à Milon pour lui témoigner sa satisfaction des résultats inespérés de sa légation. Cependant Milon, Thédise, les évéqaes de Saint-Gélis allèrent ft la rencontre delà grande oolqnne de Tost de la croix qui de Ljon descendait par la yallée du Rhône. Le comte de Toulouse les 7 suivît. Ainsi ce prince pacifique, par une défaillance de cœur, entraîna dans un abîme d'humiliation, lui, sa race, son peuple, qui ne se relèvera que par les plus longs et les plus coiistauts elTorts, et qui ne triomphera enfin que pour mourir. Mieux valait d'abord une résistance et un trépas iiéroïque.

La grande colonne de France, rassemblée à Lyon, s'achemina par la vallée du Rhône, et descendit la rive gauche du fleuve. Quel chaos que cette armée de la croix! QueUe ignoble et magnifique cohae que cet oet, qui s'intitulait la milice de Christ.

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