‹ Histoire des albigeoisChapitre 29 sur 442 · Ker, roeher; Casser, ehtoe · texte numérisé non relu

Ker, roeher; Casser, ehtoe

L iyiii^cd by Googte

HISTOIRE DES ALBIGEOIS tl

chêne fatidique, comme les yieillajrds basqnes sons l'arbre de Goernica. Les femmes héritaient selon k loi gothe et la eoutume cantabre. Ârsendis oa Araéoay héritière de la première dynastie de Garcassonne, porta cette comté dans la maison de Gommenge, et vers le mlliea do zi* siècle, Ermengarda la transféra de nouveau dans celle des vicomtes d'Ambiaîet, distingués par le surnom belliqueux deTrencabel (qui tranche bellement). Cette troisième race de Garcassonne réunit à son antique métropole les riches et populeuses villes d'Albi, Castres, Agde et £éziersy et depuis les montagnes du Kouergue, ses domaines s'étendaient jusqu'à la Méditerranée, et jusqu'aux cimes des Pyrénées* Les alliances des Trencabel n'étaient pas moindres qne leurs possessions. Le vicomte Ramon-Trencabel était Tonde d'Alphonse II, roi d'Aragon.

Cette parenté illustre lui fîit 'fatale; Il oublia Pantique vasselage des lils d'Asnar, et sa récente fraternité d'armes avec le comte Alphonse en Orient. A l'instigation des rois d'Aragon et d'Angleterre, il s'unit à ces monarques étrangers contre Ramon V. C'était combattre contre l'Aquitaine dont Ramon V était le champion. Ses sujets ne le soivirent probablement qu'à rejgretdans cette guerre antinationale. Une haine de caste,* une qaerelle de bourgeois à che- Taliers mit l'étincelle an mécontentement patriotique^ et le vicomte périt sons le poignard des citoyens de Bésiers. Béziers était renommé par la jalonse indépendance et Fénergie ûuronche de ses habitants.

Kamon-Trencabel, vicomte de BézierSy 66 rendait

aTec 868 troupes féodales et consulaires aa secours de . son neyeu, fils de sa sœur Ermengarde, vicomtesse du Ronssillon Pendant la marche un bourgeois se prit de querelle avec un chevalier, et brutalement s'empara du roussin chargé de ses bagages. Plainte est portée par les barons; le vicomte leur livre le bourgeois ; il subit une peine légère, mais llétrissante. Après la campagne, les citojens de Béziers Tinrent à leur tour réclamer justice du viconite. Trencabel répondit qu'il consulterait les notables pour réprimer Taudace des chevaliers. Au jour fixé, il se rendit avec sa cour dans Téglise de la Madelaine, où l'attendait Tévéque (15 oct. 1167). Les bourgeois^ un moment après, entrèrent armés, rous leurs robes, de cuirasses et de poignards. L'oiîensé marchait à leur tête, d'un air sombre et triste; et, s'adressant fièrement au vicomte : Monseigneur, voici, dit-il, ce malheureux! il est ennuyé de vivre puisqu'il ne le peut sans honte ! Dites-nous maintenant si vous voulez venger mon injure I — Je suis prêt, répondit le prince^ âr m'en tenir^ comme je Tai promis, an conseil des seigneurs et à l'arbitrage des citoyens. — (Test très bien, répliqua-t-il d'un ton de menace et de désespoir, mais tonte réparation, je le yoîs, est impossible; notre boute ne peut être lavée que dans votre sang. * A ces mots, les conjurés tirent leurs poignards; le vicomte, son plus jeune fils, les barons et l'évôque sont massacrés devant l'autel. Les consuls restèrent les maîtres de Béziers. Pendant deux ans ils ne voulurent entendre parler ni

Page 1