Nommée «mai Trencabella
HiSTOIEB DES ALBIGEOIS 15
d'évôques ni de vicomtes; ils ne s'émurent guère ni de rirritation de la noblesse ni de rexcoramunication du pape. Telle était la fière et farouche indépendance des républiques du Midi; vengeance individuelle» mais bientôt plébéienne et patriotique, représailles de la cité contre le prince, de TAquitaine contre l'étranger» les rois d'Aragon et d'Angleterre ^
C'est par ce chemin sanglant que le jeune Roger, fils aîné de Trencabel, monta sur le trOne vicomtal.
Il n'avait pas vingt ans, il était aimable etbelliqneux; son père l'appelait Rohairet (Rogeret); et le peuple le surnommaTalhaler(Tailleler). Il veut venger son père assassiné; le roi Alphonse se joint à lui; aux barons de Carcassonne s'unissent les hidalgos d'Aragon; ils marchent contre Béziers. Les fiers consuls répons* sent leurs assauts ; ils bravent les balistes des prin* ces comme les fondra de Rome. Après deux ans de siège les denx camps Iransigèrent. Béliers se sonmit, et Roger pardonna. Humilié» il revint ft Car* cassonne. Mais un jour, un baron krité de cette paix s'écria : Vous avez vendu le sang de votre père, Monseigneur. Le vicomte frémit; il avertit secrètement le roi d'Aragon ; des troupes espagnoles viennent des Pyrénées; elles arrivent par détachements devant Béziers ; elles demandent à passer la nuit dans ses murs, car c'est Thiver, pour se rendre en Provence. Les consuls accueillent ces milices d'un monarqa^ ami; quand Béziers est plongé dans le sommeil, les Aragonais se lèvent, s'emparent des