Piérro de Vuix-Geniay, ehapitra xvii
HISTOIUF. DES ALBIGEOIS 8»
je vous l'assure loyalement, ici parmi vos hommes. » Et pour vaincre ses dernières hésitations, le perfide croisé se réclama de noaveaa de sa parenté et attesta nne seconde fois le Père tout-poissant K
Le jeane vicomte, après en avoir conféré avec ses barons et les consuls, se décide à descendre an camp. Il part escorté de cent chevaliers et suit le Sinon, le Garielon, vers la tente du légat. 11 y trouva tous les princes réunis autour de l'ahbéde Gîteaux. Les barons regardaient avec une curiosité admirative l'héroïque ^^icomte. Après les avoir courtoisement salués, il commença son apologie en s'adressant au légat. Amalric éconta d*un air sombre, et, sans répondre an jeune prince, réunit à part les chefs croisés et leur déclara qa'il convenait que le vicomte restât entre lears mains en ôtage jusqu'à la reddition de Garcassonne. Les barons français, d'après un chroniqueur, ignoraient, chose difficile à croire, la trahison, mais dans tons les cas ils y consentirent et même s'en firent les agents. Le noble prince roman, déclaré prisonnier contre toute foi, fut rerais en garde aux varlets du duc de Bourgogne et conduit sous les tentes, peut-('^tre sympathiques, de son parent capétien. Les chevaliers de son escorte, ébahis d'une telle félonie, partagèrent sa captivité, hormis quelques-uns qui s'échappèrent ou qui, plus vraisemblablement, furent relâchés pour porter à Garcassonne la sommation du légat pontifical.
A la nouvelle de la captivité du vicomte, le cœur défaillit à la puissante dté. 11 semblait qu'on loi