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CHAPITRE IV

Les tours de Cap-Aret. — Siège de la Tor Nora. — Départ du dttc àê Bourgogne. — Evasion dtt «CMito d» Toulouse. — Gondle d* Avignon. — Voyage de Rimon VI à Ptris et à Rome. — Montfort traite aToe le comte de Fois. — Pi;ite de tàteottt tt de Saitsae.

Le contrefort méridional de la chaîne cébennique appelée de nos jours la Montagne-Noire, à cause de la noirceur de ses forêts, avait reçu des Askes le nom de Cap-Aret, tôte de montagne, et des Romains, celui de Gaput-Arietis, tôte de bélier, soit à cause de la coQsoimance des mots, soit à cause de sa ressemblance avec cet animal symbolique. Le pech du Gap*Aret avait à leurs jreuz la figure d'un bélier noir, formidablement accroupi, et dont le front morne et menaçant était hérissé de tours. Il était armé de trois cornes ou de trois châteaux : Quertinhos^ on roehe pelée; Gurva-Spina, croupe reemvhée^ et la Tor-Nova, aujourd'hui {les tours de Cahardez, récemment construite, probablement en prévision de la croisade, comme Monlségur. C'étaient des fortifiçfitions roulées en spirale autour des cOnes de granit

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bran, coiffées de créneaux et de nnées. Elles bsrraient le pas deMontsarrat, aa pied da pic de Nore. La Tour-Nova, le plus considérable de ces trois donjons, était au XII' siècle le domaine féodal des F Us de Enos, Roger et Miro (1144), chefs de plusieurs branches alliées à la maison vicoratalo de Carcassonne^ Le plus illustre de leurs descendants, au temps de la croisade, était Pierre Roger de Cap* Arst. 11 était célèbre par sa valeur, et sa femme, Branissende, [Mir sa beauté, objet des chants et des adorations du troubadour Ramon de Miraval. 11 avait nn fils, Jordan, qni loi rappelait ses gnerres d'Orient, et one fille, Nots, qui portait le nom de son invincible forteresse. C'était nn homme de l'âge et dn conrage de Richard CSœnr-de-Lion.

Ces tours, ces âpres rochers, ces sites sauvages avaient été naguère enchantés par la poésie et les amours chevaleresques. L*un des fils d'Énos avait épousé la fameuse Stéphania, beauté célèbre, originaire de Cerdagne, probablement de la maison d'Âniort, volgairement appelée dona Loba de Pen- Antier, surnom qui, pour beanconp, exprimait la férocité de sa passion et ses ravages dans le monde sentimental. Trois barons illnstres entre tons, Ramon-Roger, comte de Fois, Pierre-Roger de Mirepois, et Améric de Montréal^ sonpirèrent longtemps ponr cette beanté superbe. La fUlê d^Impéria ne SQOcomba qn'an plus vaillant prince des Pjrénées. Mais la matrone romane, en acceptant pour amant

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