Béli Gartha, eitf de la luM
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et des bercails des Bélissen. C'était à la fois une deroenre féodale et patriarcale, comme il convenait à la tribu des FiU de la Lune, Un fossé sec le protégeait à l'est» au nord et à l'ouest, où s'oavraitla porte monîe de son pont-levis, et se perdait dans l'escarpement dn sud, an pied duqael s'allongeait le bourg. Ce bourg, rétréci entre la colline et le ^^ave, s'adossait au château et baignait ses pieds daus la torrent ; de là sou nom de Mirapiscis on Mirapéis^ qui rappelait sans doute aussi mystérieusement l'ancienne Bélicerte, adoratrice de Dagon, le dieu-poisson de la Fhénicie; La forêt de la Béléna, ou bocage de la Lune, formait une ceinture au bourg et au donjon des Bélissen. Mais Mirepois avait tu le poisson céleste; il avait jeté ses rets dans les gouffres de l'azur, et il y avait péché le Christ alexandrin. De là sa gloire nouvelle de métropole cathare, de la tenue d*un synode johannite et de la résidence du patriarche Gaucéli Peut-Atre Mont fort crut-il y surprendre cet hérésiarque, ses archidiacres et ses chevaliers. Tout au moins tenait-il à grand honneur d'occuper cette métropole du Paraciet. Probable* ment il s^attendait à quel(|ue rude combat. Mais Guideliévis, commandant de son avant-garde, entra sans coup férir, ft ée qu'il parait, dans le chAteau vide et le bourg désert. Où donc étaient les fils de Bélissen? Autour du comte de Foiz, qui tftbhait d'or* ganiser la r^istance dans les montagnes avec le roi d* Aragon.
Mirepois, sur la rive droite de TËrs, formait i'ex-