CHAPITRE V
Le château de Fois. — La maÎMii de Foiz. Lee iafioito de Foix. — Roger, Géeilia et BiebunnoiidA.
Le château deFoix* s'élève^ dans un amphithéâtre ovale de montagne, sur un trapèze de granit, dont le plateau, semblable à un gigantesque piédestal, sapporte, â cent cinquante pieds dans les airs, Tinex-» pagnaUe et gracieux donjon féodal. C'est, selon la tradition popolaire, une antique roche fatidique, un autel probablement d'AbeUio, nom grec si l'on yeut, ou phénicien, et que les Ibères donnaient au soleil. Le culte de la lumière* semble encore reconnaissable dans le nom môme de Foix (^ox;), que d'autres à la vérité font dériver de la métropole asiatique des Phocéens. Foix serait, dans ce dernier cas, une Phocée cantabre, une sœur de Rhodes, de Samos, de Scyros , d'Âbydos, de ces comptoirs massaliotes échelonnés d'un bout à l'autre de l'isthme pyrénéen.