P. de Yaux-Ceruay, XXXV
HISTOIRE DES ALBIOBOIS
prenant le rôle de Richard Godur-de-Lion à la tôte des prinoes pyrénéens» -eût pn refouler la croisade. Mais son courage, en outre, était partagé entre les croisés et les Maures. Il yit sans doute, en se retirant, le camp de Monlsé^ur, et la cour deFoIx. De Foix il rétrograda vers Muret, où trois ans après il devait tomber martyr
Le comte de Toulouse, de retour^ de Rome, se rendit à Garcassonne, toujours accompagné de son légiste, le capitoul Gui de Gap-de-Porc. Il se rendait auprès de l*abbé' de Gtteaux et de Simon de Montfort, pour leur signifier le bref du pape ordonnant qu'il fût admis à se purger du crime d'hérésie et de la mort de Pierre de Castelnau. Amalric répondit que cette justification devait avoir lieu dans Toulouse, et quelque temps après il s*y rendit, en elTet, avec les ôvéques d*U2ès et Riez> ses colégats, et plusieurs autres» prélats. Mais on ne conclut rien, parce que le principal commissaire du pape, maître Thédise, était absent. L'abbé de Gtteaux et Simon de Monfort se rendirent à Porlet, près de Toulouse^ pour conférer avec le roi d'Aragon, mais ils repoussèrent ses demandes, relatives probablement au comte de Foix. Ainsi Pierre II était débouté comme Ramon VI. Le monarque passa les Pyrénées pour combattre contre les Maures. Thédise enfin arriva ; il eut un secret colloque avec l'abbé de Cîteaux, et le rusé Thédise et le farouche Aoialric s'entendirent « pour éluder l'ordre du pape et pour reléguer en-