‹ Histoire des albigeoisChapitre 368 sur 442 · SIS · texte numérisé non relu

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pouillés de leurs chftteaux, s^étaient jetés dans, la cité pour en défendre les marailles. Cïomme ils avaient

faussé leur hommage, prôlé dans le premier effarement de la croisade, il les c<)ridainna à la mort dt^s traîtres. Au sommet du monticule un grand <;ihet fut dressé, et de chaque cOté quarante potences inférieures^ destinées aux chevaliers. Améric, comme leur chef, fut pendu le premier à la grande fourche patibulaire. Mais soit que le pied n*en fût pas assez consolidé, soit qu'il fléchit sous la haute taille du terrier, le gibet tomba avec le cadavre. Montfort trouva l'opération trop lente, et ordonna qne les quatre-vingts chevaliers fussent éventrés ou assommés comme des chiens. Dona Géralda, dame de Lavaur, fut témoin de l'indigne trépas de ses nobles compagnons. Monlfort mesura son martyre à la grandeur de son courage et de sa sainteté. Il la fit jeter vivante et en travers an fond d'un puits. L'in* fortunée pleurait et se lamentait. Elle mourait deux fois, car elle avait un petit enfant dans son sein. On entendait ses. gémissements au fond de la piscine. Mais bientôt on n^entendit plus rien ; elle y périt noyée et étouffée, écrasée sous les pierres et les gravois dont on combla ce gouffre. Ct; supplice atroce toucha le fanatique cœur, non pas des évêques, mais de quelques barons croisés, émus sous leur armure de fer. Voilà le tombeau et le martyre de la trèssainte et héroïque dame, dona Gôraida de Laurac» castellane de Lavaur ^ La catastrophe de Lavaur se termine par trois

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