‹ Histoire des albigeoisChapitre 375 sur 442 · Ou Ca9têlna»idûrri · texte numérisé non relu

Ou Ca9têlna»idûrri

HISTOIRE DBS ALBIGEOIS

est rejpto dan?; ses murs. Le comte Tlanion dresse un trébuchet qui frarasse iino tour. Sirnon voiilnt aller détruire ce terrible eri2:in. On l'en empêcha. Toulouse triomphait ; des châteaux, dés bour^, des monastères môme revenaient à Ramon VI. On abandodnait le chef de la croisade.

Montfort envoya Qni de Lévis ponr lever les mi-

* lices de Garcassonne et de Béziers. Le maréchal revint seul. Gui et Matthieu de Montraorenci y retournèrent avec nKMiaces. Les peuples ne bougèrent pas. Narl)onne seule répondit qu'elle marcherait, mais sous le commandement de son vicomte. AinAric refusa. Les deux chefs croisés rassemblèrent un millier d'hommes; ils se <h'bandèrent à Garcassonne. Montfort, Bouchard de Marli et l'espagnol Âlgals laissèrent la comtesse toute seule à Lavaur. Ghiillaume Las alla recruter du cdté de Fanjaus. Il von-

• lot livrer Gui de Lévis au comte de Foix. Enfin Gui, B(inchard, Algaïs, le tils du châtelain do Lavaur, l'abbé de Castres, l'évéque de Gahors, finirent par rassembler un renfort considérable. Après leur jonction, ils prirent par Saissac, château de Boucliard. Gui de Lucéf le châtelain de Melphe, le vicomte d'Onges et quarante chevaliers vinrent à leur rencontre de Gastelnaudari.

Ramon et Savari gardent le camp, et le comte de Foiz va s'embusquer sur le passage des croisés. Il les attend à Saint-Martin des Landes, puis à Las Bordas, à une lieue de Castelnnii. Les croisées arrivent lentement; l'avant-prarde évente l'embuscade et recule sur le corps principal. Le comte de Foix prtage ses troupes en trois corps. Il commande le

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centre ; son fils Roger-Bernard, et Gérard de Pépios, un Lantrec, conduiront les ailes. Le vieux comte reçoit le choc des croisés. Il les cnlbote, et Algal^ commence la débandade^ qn'il livre à l'infant et à Pépies. • Il voit un corps retiré à Las Bordas. Il le sabre, et Pépies, alors A Tavant-garde, transperce d'outre en outre un baron français qui veut l'arrêter. « Le comte de Foix ne cessait d'abattre et de tuer ; tous ceux qui le voyaient venir lui faisaient place; on ne pouvait endurer les grandes alarmes qu'il causait; car « c'était unfdes vaillants qui fussent alors dans le monde.^ » « 0 Seigneur I s'écrie le troubadour con« temporain, écoutez maintenant des batailles telles que vous n'en entendîtes d'aussi fières depuis le temps de Roland et de Charlemagne, quand il vainquit Aigoland et conquit Galiane, la fille du roi Bramant, sur Galaffre, le courtois émir de la terre d'Espac!:ne ! -» Bouchard s'en venait à travers la plaine vers Gastelnau. Mais voici que le comte de Foix lui barre le chemin. // ne les prise pas plus qu'une châtaigne pour la bravoure» « Barons, s'écrie-t-il, qu'il n'en reste pas un seul de cette race étrangère, et que leur sort épouvante la France et l'Allemagne. Nous allons les corriger! » Devant Bouchard se lève un aigle; il vole de la gauche vers la droite, luttant contre le tourbillon. « Sire, dit Algaïs, crédule aux présages comme tous les Espagnols, par saint Jacquesy nou&t serons vainqueurs 1 Le champ de bataille nous restera; mais vous recevrez g^nd dommage. » — « Je tiens à néant cet augure, répond Bon-

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