ZoriU, Marca. ~ OmU coBiitum Baroin
RISTOIRR DBS ALBI6B0IS
vernaient de concert à Narbonne; à Marseille, ces trois pouvoirs ont leurs quartiers respectifs. Ailleurs encore, le peuple par intermittence domine seul, comme à Nice, Arles et Avignon. Ces riches citoyens de TouloQse» de Marseille, de Barcelone, ayaient des maisons flanqaées de tonrs, prenaient l'armure et la lance et montaient à cheval pour la défense des droits de la cité. Lenrs fils étaient chevaliers, s'ils voulaient l'être, et joutaient aux tournois avec les barons. Les nobles sans déroger pouvaient être commerçants, comme dans les villes grecques. Toute manifestation éclatante de la personnalité, le courage, la fortune, l'intelligence, l'art anoblissaient dans les villes du Midi; la société consacrait la nature. Au premier coup du beffroi, ils accouraient à la téte des ouvriers en armes, et sortaient de la ville pour le combat sous le commandement des consuls. C'est ainsi qu'en 1156, les capitonls de Toulouse allèrent chfttier l'insolence de quelques châtelains de l'Albigeois. Ah I ce n'est pas la servitude, c'est la liberté qui est antique, primitive ét voulue de Dieu!
Cette mâle indépendance des bourgeois du Midi avait sa source dans le sentiment énergique de leurs droits, et le juste orgueil d'une grande prospérité. L'agriculture, cette base des sociétés, y tlorissait. La terre, libre comme Tépouse et non comme Tesclave de l'homme, répondait à son amour en multipliant les fruits de sa fécondité. Les plaines produisent abon* demment le froment, le millet et le mais nouvelle ment importé d'Asie par les croisades. L'huile pure et les vins généreux y coulent par torrents. Nar*
BomiB ést tlha coîàïae dés abeOlbâf d'Hybla. Laî eolliM roiàainciy;^ j^tiqattit àiicot^ telle «tuerrèt- 0digQODtlS9S Géôrgiquesde Virgile. L'iUdostrié animait' des grandes cttés. La plupart des mann^ketiirers a'ojoard*iini dêchoes de Gastt^, de Garbas^otine, de Nîmes, remontent à cette époque prospère ofl leurs produits alimentaient seuls les marchés dii nord encore barbare et les bazars du Levant. Des traités de commerce unissaient ces villes du littoral avec Gênes, Pise, Florence, Naples, la Sicile. Les ports de Marseille et de Barcelone étaient peupléis dé taisseaux italiens^ grecs, levantins, maures, espagnols, barbareaqneiï. Lee comtes de Toulouëe don'nèrënt nn centre à ce Commerce, prés da delta dn tlhône, et Beancaire» d\ci hant de son rocher stérile couronné dit totM, verra s'étaler snr sa grève toutes les ricliesseB de TÂsie, de TXftique et' de l'Oc* cident.
Cette pla^e méditerranéenne était comme une colonie orientale*. Courtiers de ce mouvement commercial, les juifs servaient d'intermédiaires entre les chrétiens et les musulmans. Pas de ville, encore Aujourd'hui, qui n*ait une rue, un quartier, dont le ntynï âe' ràppelle le souvenir des israélites. Dans la prèmi^re pstrtie du ttifi siècle, les juifs établirent des àcad'émfes dàtisf les environs dé Nîmes. Ils avaient des ^rdlbifienrs célèbres; et des pays les plus Ibihfains otf Vendt enténdre> ft' Vknvért, lé rabbin Atira- Kâtn. Bfettjlfnfîn, rabbin de TudeUe, daUs son pèlcri-