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étaient appelés des Puis, Podii *. L'inspiration est divine, l'art seul est humain, la science seule est terrestre. La Gaie science eut donc des écoles, et le Périgord produisit son Boileau, dans le pédantesque Arnaold d'Aniel. C'est TAristote de tous les Puis ou Parnasses aquitains. Dante et Pétrarque l'ont sacré sur ce trône des yen dont ils seraient plus légitimement les rois.

Il 7 eut plusieurs écoles célèbres de poésie. Ebles II, vicomte de Ventadour, en fonda une dans son château; il en était lui-môme le directeur, et, selon un chroniqueur contemporain, se délectait en tous temps de vers d'allégresse {Cat^ninihus alacritatis). De cette noble école du Limousin sont sortis les troubadours les plus illustros : Bernard de Vôntadour, Berti'an de Born et Richard Cœur de Lion. L'Auvergne eut aussi son école, à la cour du Dauphin. Elle a produit de nombreux poètes, le moine de Montandon, Pons de Gapduelh, Pierre Cardinal et le Dauphin lui-même. Ces poètes, nés au nord de la chaîne du Gantai et du Périgord, étaient appelés, par les troubadours du rersant méridional, les Ultramontains. Les écoles d'Orange et de Folcalquier florissaient en Provence ; les vicomtes de Baux et d'Oranpre en étaient les maîtres mélodieux, et leurs élèves chevaleresques sont illustres par l'épé» et par la harpe ; le charmant Peyrol, Rambaud de Vaquières, Gui de Cavaillon et la colombe de la Drôme, la comtesse de Die. Mais la grande métro-

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