‹ Histoire des albigeoisChapitre 85 sur 442 · Hug. de Saiat-Cyr · texte numérisé non relu

Hug. de Saiat-Cyr

nople (1204). « Vaillant marquis, disait plus tard le troubadour à Boaiface, nul chrétien portant couronne n'a plas conquis, plus dépensé, plus donné qae toos* Avec vous j*ai chevanché èn maintes guerres. JeroQS ai aidé à conquérir royanmes, duchés» terres étrangles» lies et comtés, à prendre des princes et des rois, ft vaincre cheyàliera armés, à forcer villes et palais. Avec vous j'ai chassé l'empereur de Romanie,.. J'allai [sous votre étendard à l'attaque du palais des Blaquernes. Sur le perron au-dessous •de la tour, je fus blessé au travers de mon armure. Le félon empereur grec (Âlexis Mursuiiie) fut abattu. Quand il vit la flamme et la fumée, ses murailles percées; quand il vous vit combattant dans la campa- . gne ; quand il vit la cavalerie et l'infiinterie latine en bataille, cet empereur et ses yHs Qrecs ayant le coeur ' aux talonsi, s'enifnirent. Nous les poursuivtmes comme le loup poursuit l'agneau, comme l'aigle pourchasse l'autour. » Le valeureux Rambaud est représenté en chaperon et tunique éclatante, éperonnant un palefroi blanc, au poitrail orné de flocons de laine ou de globules de métal'.

-Après la conquête de l'empire d'Orient, Boniface, devenu roi de Salonique et prince de Candie, donna des flefs en Grèce an valeureux Rambaud. Le troubadour étant devena seigneur sur cette antique terre des poètes, il y regrettait les cours deMontferrat, de Forcalquier^ d'Orange. D'anciens soûvenirslui remontaient mélancoliquement au cœur. « Que me servent, s'ôcriaîk-il, mes conquêtes, mes richesses et ma gloire?

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