Raynonard. Faonel
m HISTOIRE DES ALBIGEOIS
propre conseil plus que Pyrarae n'aima Thisbé ! Qu'on ne rae condamne pas de ra'éloigner pour elle* de Monteils et d'Orange. Non, jp n*ai rien vu de si accompli. Je serais roi de France et d'Angleterre, que je quitterais ces deux royaumes pour la servir. — Il ne lui manque aucune perfection ; que Dieu m'en fasse obtenir la conquête. Je crains, madame, de ne pas atteindre à la félicité où j'aspire, car avec des vues trop élevées, on risque d'être précipité de plus haut. — Vous avez tout excepté merci; et c'est merci que je demande*. »
Cette faveur fatale fut accordée au troubadour, « Il arriva, dit le chroniqueur, que le marquis qui tant Taimait les trouva endormis. Il en fut courroucé, mais en h«mme sage, il ne voulut pas les toucher, il prit son manteau, les en couvrit, et emporta celui de Rambaud. Rambaud en s'éveillani comprit ce qui était advenu ; il mit le manteau, courut se jeter aux pieds du marquis et réclamer merci. Roniface lui rappela tous les bienfaits dont il l'avait comblé ; puis d'une manière couverte, il ajoute : « Pour cette fois je te pardonne, puisque tues revenu avec ma robe. » Et ceux qui étaient présents crurent que le marquis parlait de son manteau*. » .
Dona Réatrix épousa Arrigo, seigneur del Garretto, près de Savone, et Rambaud fait chevalier, suivit le marquis en Orient. Ils s'embarquèrent à Venise sur la flotte qui devait conquérir Constant!-