Ib. OniUaome de Tyr
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asiatique, où Vénus avait son culte fonèbre dans les mystères de Biblos, qui avait prodoit Dldon/Art6- ' • mise, Bérénice, Âquisie, Gléopatre, est célèbre encore de nos* jours pour l'incomparable beauté de
ses vierges*. Mélissende (';ta it la rose chi étieune la plus rare du Carmel et du Libau. Orpheline dèsTenfance, elle avait dû épouser Emmanuel Comnène, empereur de Gonstantinople, puis avait été indignement délaissée et renvojéepar cet eunuque du cœur, le César byzantin. La maison de Tooiouse, la brancbe de Syrie comme celle d'Aquitaine, avaient toujours été politiquement unies avec l'empire d'Orient. Le comte de Tripoli, pour venger Tinsolte faite à sa sœur et à sa race, avait armé des galères et ravagé les lies et les cotes de l'Asie. Mélissende était restée solitaire dans son veuvage virginal. Mais la poésie lui réservait un trône plus beau que celui du Bosphore. Elle devait être impératrice de l'empire mystique d'Amour. Sa renommée i était répandue dans tout l'univers. Des pèlerins la propagent en Occident. Elle arrive jusqu'à Jeoifroi Rudel vicomte de Blaye ; c'est on chevalier errant, un martyr éperdu de ia beauté, son cœur délire de cette merveille d'outremer *.
« Je franchirai les flots. . . Amour sera mon guide.. . J'arriverai en habit de pèlerin. Ma venue lui sera
révélée par mon chant. Daignera-t-elle m'accorder
rhospice de son palais? Puissé-je seulement la voir avant la mort ». — Ainsi parlait, ainsi chantait le