Portrait de G. de Cabestan
2, Troab. Guilh. do Cabo^taug.
lltt HlSTUllit; DES ALBIGEOIS
l'innocence du troubadour fut confirmô par Agnès. Non contente de sa fidélité, elle exigea de plus que le troubadour fit nue chanson qui prouyftt qu'il
n'aimait qu'elle seule au monde. Gailhem tit alors la chanson qui coninience ainsi : Le doux touri/irni'l Ramon entendit la chanson, il appela le Ironbadt^ir hors du chàleau, il le poignarda, lui coupa la léle, lui arracha le. cteur, et le serra dans sa gibecière. Rentré au château, il se mit à table. Après le repas : « Savez- vous ce que vous venez de manger ? dit~il à Sermonda. -~ Non, répondit^elle, mais c'était un manger excellent. — Je le crois bien» répliqua Ramou, puisque c'est ce que vous avez le plus aimé, il est juste que que vous aimiez mort ce que vous avez tant aimé vivant ». Et il montra la tête de Guilhoin. « Oui. barbare, s*écria-t-elle; j'ai trouvé ce mets si savoureux que jamais aiitre viande n'ôtera de ma bouclie h.'goùulucajur de Guilheni! » Ramon iurieux couru I, tirant sa dague, après Sermonda qui s'élança du haut d'uu balcon, se brisa sur les rochers, au pied du donjou où gisait le cadavre mutilé du troubadour. Ainsi périt la tendre Sermonda qui, probablement, native de Tarascon surrAriège, fut la contemporaine et Fémule de la célèbre Esclar* monde de Fois.
Ce tragique événement fut bientôt connu dans la Catalogne et dans toutes les terres do l'Aragon. Le roi Alphonse le Chaste ef les barons de ces contrées ressentirent une grande douleur de la mort fuuesle