‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 17 sur 124 · INTRODUCTION. XXXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXI

» chai^ avait traverse trois fois la mer , t\ obte- » naît le tftog de thane. Lorsqu'un paysan avait n posaédé pendant trois générations cinq hydes » de terre , dont son fils et le fils de celut-ci A avaient joui successivement , sa famille était n classée parmi celles des sùhcundmen , nom » qu^on leur donnait avant le tems do roi Alfred , » et qui signifiait que Ton était noble de naisy» sance et de race. Quoique de semblables lois i> ne soient liées qu'à des doctrines et des usages » devenus surannés , nous conservons cepenn dant l'esprit de liberté de nos anciennes insti- » tutions , et au moyen des capacités que don- » neni la position sociale et le titre de proprié- » taire , il n'existe pas UYl seul homme entre le » canal et les eaux de l'Ecosse qui ne puisse » prendre part au gouvernement de notre em- * j> pire.

» \cfû^ savez , Hàco , comment nous appe- » loAs cette assemblée : tnitelgêtheai, on grande » pensée ; pt^iÉena-gemoi , ou conseil des sages; n et maintendtit elle mérite . parfaitement l'un

, xxxii introduction:

» ou Tautre de ces noms. Nos redes^-tpen ou » conseillers , membres de la législature , mé- » ditent beaucoup avant de prendre une rëso- » lution ; ils disent peu de chose , et ils écrivent » encore moins. La collection des décrets ren- » dus depuis le tems du roi Éthelbert ne rem- » plirait pas vingt-quatre feuilles de ce missel » relié en airain , sorti des mains de Thorold- » l'Âcolyte, pour tomber sur la poussière du A plancher des bibliothèques. II en résulte que » le peuple connaît les lois et qu'il les respecte ; » et , ce qui vaut encore mieux , qu'il respecte » ceux qui les ont faites. Puisse cette vénéra- » lion durer toujours ; mais je ne suis pas » sans inquiétude sur Tavenir. Nous -som- » mes trop amateurs de nouveautés. Depuis le » règne du roi Egbert , nous nous sommes » habitués à considérer la France comme un mo- » dèle de bon gouvernement et de civilisation, » et quoique nous en ayons vu chasser des rois » l'un après l'autre , il se trouve encore parmi » nous beaucoup d'hommes , même des plus

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» estimables , qui sont restes dans cette erreur. » J^ai entendu dire que chez les Français les » assemblées législatives pareilles à la nôtre » sont désignées par le nom de colloquium, » comme qui dirait une conpersaiion , ce qu^ils » expriment dans leur jargon corrompu par un >» autre mot , celui de parlement. Dieu veuille » que notre i^Uenagemoi , notre micelgetheai » ne cesse jamais d'être un conseil des sages » ou une grande pensée, pour devenir un par- » lertient ou grtmde conversation ; ce serait pire » pour l'Angleterre que si des myriades de vos » pirates du nord venaient ravager le pays d'une 1» mer à l'autre.

» Haco , souvenez-vous de ce que je vous » dis : si jamais nos witans se livrent à de longues j> discussions , les conséquences les plus fâ- 9 cheuses en résulteront inévitablement pour » la nation. Les législateurs commenceront par » se contredire les uns les autres , et finiront » par se contredire eux-mêmes. Hevant sans » cesse des prétentions exagérées qui ne pour--

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