INTRODUCTION. XXIX
» que' le conseil de leur ëlroit territoire. Au sur-
>» plus , si je ne sais avec certitude ce qu'étaient
» autrefois les droits et privilèges des habitans
>» des campagnes , je suis du moins à peu près
M sûr de ce qu'ils ne sont pas maintenant. Ils
» n'ont aucun poids , aucune influence dans la
» confection des lois. : on leur laisse leur voix ,
» à la vérité , mais ce n'est que pour crier :
» Yea! yea ' / lorsque le de'cret rendu sur Tavis
» des witans est proclame.
» Plusieurs de nos vieillards ont pensé que
» cette espèce d'assentiment est un reste de la
» coutume qui régnait parmi nos pères les an-
» ciens Saxons, avant qu'ils sortissent des forêts
» de la Germanie ; tems oii Ton dit que le peuple
» sanctionnait les lois rendues par les ealdormen
» et les prêtres dans leurs assemblées solennelles.
» Je ne suis pas assez instruit pour en décider;
» cela n'est pas impossible , mais Alfrie n'en
» dit rien , ni Alfred , ni Bede non plus , et
* Ouï! oui!
XXJC INTROUIJCTION.
» fDainlenaht, ainsi que je vou^Tai d^ dit , n nous avons posé en principe que celui qui ne » possède rien en terres, n*est bon à rien pour » les affaires publiques ; à moins que les terres » ne soient suppléées par là science. Mais les n Anglais sont audacieux , et il n*est pas facile » de les contenir. J'ai entendu dire des choses » étranges au sujet des chartes données par » Athelstane aux juridictions de Malrasbury et » de Barnstaple ; et si les paysans ou les hom- » mes de la classe inférieure du peuple en géné> » rai venaient jamais à s'imaginer qu^ils ont le » droit de devenir membres du witenagemot « » je ne serais pas étonné de les voir quelque » jour trancher du seigneur, et crier : Non ! non ! » au lieu de consentir, selon leur devoir, aux » mesures que leurs supérieurs pnt cru néces- » saire de prendre dans l'intérêt général.
» N'allez pas conclure cependant que les y» hommes de la tlasse inférieure soient exclus » par une barrière insurmontable. Jadis , d'après » une ancienne loi anglaise , Icursqu'un ràar-