‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 21 sur 124 · INTRODUCTION. XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXVII

qu'ils auraient pu refuser leur assentiment. A mesure que les prërogatives des souverains s'accrurent , les pouvoirs du witenagemot de Wéssex, royaume dominant, acquirent aussi plus de force. Les ëtats secondaires annexes à Wessex devaient être conduits à se soumettre tacitement à la législation qui en émanait, et depuis le règne d'Edgard , les gouvememens du dernier ordre semblent s'être fondus dans les troi$ principaux ëtats de Wessex, de Mercie et de Danelaghe. La Mercie conserva sans aucun doute son indépendance ; la Northumbrie maintint aussi la sienne. LAnglie orientale fut considérée tantôt comme une annexe de la Mercie , tantôt comme formant un état séparé, et quelquefois enfin comme faisant partie de la Northumbrie danoise. Les lois promulguées par Edgard, à la demande ou avec le consentement des witans de Wessex , renfermaient ^implidtement pour ses propres sujets , en y comprenant les Bretons des provinces anglo-saxonnes, Tobligation de s'y conformer. Quant aux autres dis-

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positions législatives ^ elles devaient être adoptées suivant le mode airétë par rassemblée. Les lois étaient transmises aox earls ou comtes , par une ordonnance ; il est très-probable qu* elles étaient reçues sans hésitation ; cependant , la couronne de Wessex ne possédait pas un pouvoir .précisément coercitif , et ce ne fîit pas avant le règne de Canut que les M erciens s'assujettirent aux lois du roi Edgard.

Il n^est pas à présumer qu'il existât une définition bien exacte des rapports des états inférieurs avec la législature suprême , et nous pouvons penser que s'il y eut des règles fixes à ce sujet j elles fiirent parfois enfi*eintes. La guerre d'Amérique eut lieu parce que le parlement de la Grande-Bretagne réclamait une autorité qui lui était refusée par l'assemblée de la Nouvelle- Angleterre. Les deux partis en appelaient aux mêmes articles de la même constitution , et au moment où j'écris , le parlement colonial du Bas-Canada est en différend avec le gouvernement métropolitain sur plusieurs points d'une

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très-grande haportance, considérée COiMne dou< tenx, quoiqu'ils se trouvent danssun rë^nmeat rédigé par un homme d^état disthigué tpii exUte encore et qui, si notre législation peimMaitd'agir ainsi , pourrait être appelé pour expliquer les passages sur lesquels la contestation s'est éler^. Si de semblables incertitudes naissent au milieu de nous, vous concevrez facilement combicn^il serait hasardeux d'établir des systèmes au sujet-des droits que possédait réellement la NovAmnbrie sous le règne du G)nfesseur ; mais ce n'est pas non plus à cause des doutes que peuvent fournir les détails accessoires où je suis entré , que vous refuserez toute confiance à ma théorie.

Souvenez-vous aussi qu'en grande partie, cette même théorie a toujours prévalu parmi nous. Réunies sous un sceptre unique , l'Angleterre , l'Ecosse et l'Irlande ont eu leurs parlemens respectifs. L'ile de Man possède une législature distincte , appelée, la Chambre des Qés , et jusqu'au moment où le duc Athold vendit la souveraineté de cette ile , lui et les Stanley ^

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