‹ Histoire des Anglo-SaxonsChapitre 97 sur 124 · EDOUARD ASSASSINÉ. 3(>I · texte numérisé non relu

EDOUARD ASSASSINÉ. 3(>I

beaucoup de difficulté à conduire un pareil complot avec le secret et la sûreté nécessaires , et cette considération doit servir à diminuer la force des soupçons.

Nous arrivons à un crime qui ne fut pas douteux : l'action la plus abominable , disent les chroniqueurs , qui ait jamais souillé le nom anglais. Edouard et Ethelred , quoique leurs 978. partisans s^efiforçassent de les rendre ennemis, étaient unis d'une amitié fraternelle ; mais EU fride conservait une extrême aversion pour son beau-fils, et, à son instigation , un complot fut formé pour lui faire perdre la vie. Les nobles qui trempèrent dans cette conspiration ne sont pas désignés , néanmoins les expressions de la chronique saxonne donnent à entendre qu'Aifere y était pour beaucoup. L'occasion d'exécuter leur dessein se présenta bientôt. Edouard , après avoir chassé le daim à Wareham , se dirigea vers le manoir royal de Corfe, où résidaient alors Elfride et Ethelred. On dit qu'il y fut attiré par le petit Wwdsian , nain de la reine , rempli de malice et de méchanceté. Les compagnons d'JÉdouard étaient dispersés , et il s'était avancé seul vers la somptueuse demeure de sa belle-mère. Elle le reçut à l'entrée des avenues

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du palais et Tembrassa. Avant que le jeune roi descendit de cheval, on lui offiît une coupe , et pendant qu*il buvait ^ un des satellites d'El* fride lui plongea un poignard dans le dos. Le prince blesse eut encore assez de force pour piquer son cheval et tâcher de rejoindre ses compagnons ; mais- il expira en chemin, et son corps sanglant , arrêté dans sa chute par les ëtriers et traîne par Tanimal effraye' , vint révéler à tous les jeux le sort que venait dVprouver Edouard le martyr.

Ethelred monta sur le trône avec un surnom de mauvais augure. U était appelé rindoIetUt et il parait que cette qualification lui avait été donnée presque à sa naissance par la malveiU lance de Dunstan. Lorsque celui*ci prit Ethelred sortant des fonts de baptême , il s'écria, avec sa véhémence ordinaire , que cet enfant ne réussirait à rien, et il ne cacha jamais par la suite Taversion que lui inspirait le fils d'EIfiride.

Les nobles , les prélats et les autres grands personnages de l'Angleterre s'étant assemblés , 979. selon Tusage établi par la constitution, Ethelred fut reconnu roi. Dunstan fut oHigé d'jassister à la cérémonie. Il aurait sans doute proposé un autre prétendant s'il eût pu le trouver ; mais

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