AGHLABITES, TOULOUNIDES, HAM DAN IDES
L’année suivante l’Ikhchid mourait, et Kâfoûr, régent du royaume, se débattait contre des difficultés intérieures. En 335 (946), Séïf-ed-daula s’établissait à Damas, mais sans succès, ayant mécontenté les habitants et les Bédouins du voisinage, qui rappelèrent Kâfoûr : il fallut de nouveau disparaître. Cependant, il intervint un arrangement aux termes duquel Kâfoûr, qui avait besoin de tranquillité au nord de la Syrie pour asseoir en Égypte le pouvoir du fils de Plkhchîd et le sien, cédait à Séïf-ed-daula la région d’Alep : le nouvel état hamdanide était fondé.
Il était temps ; grâce aux luttes intestines qui divisaient entre elles toutes les principautés nominalement vassales du Khalifat, les Grecs avaient repris l’avantage sur les frontières ; sous la conduite du général de l’empereur Romain Lécapène, Corcuas, que le peuple appelait le second Bélisaire, les troupes grecques avaient pris Naçîbin (331-942), et Ras-el- Aïn, près d’Édesse, l’année suivante. Ces succès auraient continué si l’empereur, trompé par des envieux, n’avait pas rappelé son général heureux ; cela coïncidait justement avec le raffermissement du pouvoir des Hamdanides, qui allaient reprendre avec une nouvelle vigueur la lutte contre l’ennemi héréditaire. Toutefois, les Grecs occupèrent Mar'ach et infligèrent une défaite à la garnison de Tarsoûs ; un raid de Séïf-ed-daula en Cappadoce se termina mal pour son armée, qui, surprise dans les montagnes au retour, y périt entièrement; le chef s'échappa à grand’peine. Un peu plus tard Séïf-ed-daula reprit Mar'ach (341 -952), mais ce succès n’eut pas de suite ; les Grecs envahirent la Mésopotamie (347-958) et poussèrent jusqu’à Amid (Diyai békir), Édesse et Harrân. En 350 (961), Nicéphore Phocas, qui fut plus tard empereur, entre en scène et reprend la Crète auxMusulmans ; Anazarbe en Cilicie, Mar'ach et Alep tombententre ses mains. Apeine nommé empereur, il enlève tous les boulevards de la défensive de l’Islam au nord de la Syrie : Mopsueste (Maççîça), Adana, Tarsoûs, l’île de Chypre. Séïf-ed-daula, atteint depuis longtemps de maladies fréquentes, mourut pendant que Phocas assiégeait Antioche ; mais il eut la consolation de mourir dans sa capitale Alep, reprise aux Grecs (10 çafar 356-
25 janvier967). Il n’avait que cinquante-deux ans, mais toute une vie de luttes l’avait épuisé.
Son fds Sa'd-ed-daula continua pendant vingt-cinq ans la lutte contre les Byzantins. Les Fâtimites s’établirent à Damas en 359 (970), nouveau danger pour l’Etat hamdanide, ainsi pris à revers; aussi Sa'd-ed-daula, en présence de deux puissants ennemis, dut se soumettre au Bouïde 'Adod-eddaula, et céder Homs aux Grecs pour se protéger contre les Égyptiens; c’est en luttant contre ceux-ci qu’il périt en 381 (991). Son fils Sa Id-ed-daula, dominé par Lou lou’, général de son père, se soumit à l’empereur Basile II ; les Grecs délivrèrent à deux reprises Alep assiégée par les Fâtimites ; mais la guerreavec les Bulgares vintdétourner leur attention des frontières de Syrie, etne trouvant plus d’appui chez eux, Sa îd-ed-daula dut admettre la suzeraineté des Fâtimites. Il mourut empoisonné en 39*2 1002), et ses deux fils mineurs furent envoyés à la cour du Khalife Hâkem par Lou’lou’, qui fut gouverneur d’Alep au nom du souverain chi'ïte.
Les Ismaéliens et les Qarmates. — Au milieu du troisième siècle de f hégire (neuvième de notre ère) on voit se déclarer une nouvelle secte chi'ïte, celle des Ismaéliens, qui arrêtaient la lignée des imams, descendants d’'Alî et de Fâtima, à Dja'far surnommé eç-Çâdiq, le sixième imam, et admettaient que le pouvoir était passé après lui à son fils Isma'îl, devenu pour eux le septième et dernier imam : d’où leur nom. Mais, contrairement à leurs espérances, la fin du monde et le règne de la justice ne se produisirent point, de sorte qu’Isma il ou plutôt son fils Mohammed n’eut pas à remplir son rôle de Mahdî, ce Messie de la fin des temps attendu de tous les Musul¬
mans.
Les Ismaéliens croient à l’incarnation de la divinité dans la personne des différents prophètes envoyés aux humains et appelés à cause de cela, dans leur système, Nâtiq « le parleur » ; ces prophètes sont Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus, Mahomet, et enfin Mohammed, fils d’Isma'il, le Mahdî. A chaque nâtiq correspond un çâmit « silencieux » qui n’a en efiet rien à dire, mais dont la présence est destinée à authentiquer aux yeux du monde la mission confiée au prophète ;
AGIILABITES, TOULOUNIDES, HAMDANIDES
c’est, pour Adam, Seth, Sem pour Noé, Ismaël pour Abraham, Aaron pour Moïse, Pierre pour Jésus, 'Ali pour Mahomet. Entre chaque période d’apparition de prophètes, la religion est maintenue par sept imams ; ainsi saint Jean- Baptiste est le dernier imam de la période qui s’étend de M oïse à Jésus. La propagation de ces idées particulières, mélange de croyances de toute nature et de toute provenance, a été puissamment aidée par une organisation spéciale, dont ces sectaires ne sont pas les inventeurs, mais qu’ils avaient empruntée à l’apostolat des idées chî'ïtes : celle des daî (pl. do'ât) « missionnaires ». Le missionnaire qui avait résolu de prêcher dans une ville se déguisait, souvent sous le froc d’un religieux mystique (çoûfî), parfois aussi sous l’habit d’un négociant : il se faisait remarquer par une piété excessive et paraissant sincère ; et quand il s’était fait, par ses relations, un petit cercle d’amis, il commençait à attirer leur attention sur un certain nombre de passages obscurs du Qorân, leur posait des questions difficiles auxquelles ils ne pouvaient répondre ; lorsqu’il les avait réduits à quia , il leur dévoilait une interprétation toute différente, l’interprétation allégorique, au moyen de laquelle toutes les difficultés disparaissaient immédiatement. Il lui était facile de montrer que les désastres qui atteignaient de toutes parts l’islamisme et menaçaient de faire crouler l’édifice avaient pour cause l’impiété croissante, qui ne pouvait être enrayée que par un retour à la vraie foi dont l’imam était le dépositaire. Petit à petit, on amenait le prosélyte à admettre le syncrétisme d’idées panthéistiques et gnostiques dont était formée la doctrine, voilée d’ailleurs sous certains emblèmes ou symboles extérieurs, comme par exemple la valeur particulière donnée aux lettres de l’alphabet arabe, prises isolément. Enfin ceux des néophytes dont l’enthousiasme laissait prévoir un dévouement absolu à la cause, et parmi lesquels on allait choisir d’autres missionnaires, avaient quatre grades à franchir avant d’arriver à une sorte de doctorat qui leur était conféré ; au-dessus de ce doctorat, cinq autres grades étaient réservés aux chefs de l’association. L’impétrant du tout dernier grade était initié à une sorte de panthéisme ma-
térialiste, dans lequel Dieu, dépouillé de tout attribut, était relégué dans les régions lointaines de l’inconnaissable.
Le fondateur de cette doctrine servie par une aussi puissante organisation était un Persan, 'Abdallah ben Maïmoûn, fils d un oculiste libre-penseur, attaché à la propagande chi ï te en Susiane. Poursuivi par les autorités, il quitta son paj s et alla s établir dans la petite ville de Salamiyya, l’ancienne Salaminias, près de Hama, dont les habitants étaient partisans des 'Alides et en comptaient d’ailleurs un certain nombie parmi eux. Son fils Ahmed continua sa propagande et 1 étendit à V Iraq et à la Perse. La nouvelle doctrine groupait continuellement autour d’elle les révoltés et les mécontents, surtout les populations ararnéennes de la Mésopotamie et iraniennes de la Perse, les vaincus de la conquête. Entre 250 et 260 (864-874), Abdallah envoya à Koûfa un missionnaire nommé Hoséïn el-Ahwâzi (d’Ahwâz en Susiane) qui rencontra là, près d’un petit village, un paysan nommé Hamdân que les Arabes surnommèrent Qarmat, d’après l’expression aiaméenne Qurmâta « au visage laid », sobriquet que lui avaient donné ses voisins, tous encore de langue syriaque. Victime de l’effroyable situation dans laquelle se débattaient en vain les cultivateurs du sol à ces époques troublées, il se jeta corps et âme dans la nouvelle organisation, et après la mort de Hoséïn, il devint à son tour missionnaire et s'établit à Kalwâdha, près de Bagdad. La secte gagna rapidement des prosélytes, qui furent appelés Qarmates.
En z / / (890), ils étaient déjà assez nombreux pour avoir un établissement particulier sur les bords de l’Euphrate, d’où ils se livraient à des déprédations. Ahmed, fils d’'Abdallah, prétendit alors remplacer le Mahdî caché et, pour rendre la substitution vraisemblable, se déclara issu cP'Aqîl, frère d Alî ; mais Qarmat refusa d’entrer dans cet ordre d’idées; il resta fidèle a son propre Mahdî, Mohammed ben Ismâ'ïl et rompit toutes relations avec la familie d’'Abdallah. Qarmat disparut sur ces entrefaites, et Abdân, son beau-frère, fut assassiné par un partisan du fils cL'Abclallah, Zikraweïh. Néanmoins, les Qarmates, en grande majorité, restèrent fidèles à la famille de leur fondateur, et Zikrawéïh dut s’enfuir
AGHLABITES, TOULOUMDES, HAMDANIDES
devant leurs démonstrations hostiles; puis, désireux de se créer un nouvel entourage, il entretint des relations avec une tribu bédouine, fraction des Kelb, nommée les Banou- 'Ollaïs.
Profitant de ce qu1 Ahmed était allé en pèlerinage au tombeau de Hoséïn à Kerbélâ, en 268(881-882), un riche habitant du Yémen, qui l’y rencontra, se fit donner par lui l’assistance d’un de ses missionnaires, Ibn-Hauchab, qu’il emmena avec lui. Le Yémen avait toujours été partisan de la cause des 'Alides : la nouvelle doctrine était sûre d’y trouver un terrain préparé. Ibn-Hauchab réussit tellement bien qu’il put faire du Yémen, à son tour, un centre d’exportation des idées isinaéliennes. Deux missionnaires envoyés par lui entreprirent de convertir les Berbères Kétâma, dans le nord de P Afrique ; il s’ensuivit une agitation qui se termina par une révolte ouverte sous les ordres d’Aboû-' Abdallah ech-Chî'ï (le Chi'îte). Sa îd, le grand-maître des Ismaéliens, se rapprocha du lieu de la lutte en quittant Salamiyya pour Fostât, où il parcourait les rues, déguisé en marchand, jusqu’au jour où il se transforma en un personnage de grande envergure, 'Obéïdallah, fils de Mohammed, descendant de l’imam Dja'far : et il réussit à jouer ce personnage avec tant d’assurance que l’on en est encore à se demander si cette descendance n’est pas véritable, et si 'Obéïdallah, fondateur de la dynastie des Fâtimites, n’est pas réellement un descendant du prophète par Fâtima. Ne se sentant plus en sûreté au milieu des troubles qui marquèrent la fin des Toulounides, il prit le parti de se rendre au milieu des fidèles Kétâma et de s’y déclarer le Mahdî. Ce ne fut pas toutefois sans quelques difficultés, car il dut traverser, au milieu de bien des périls, l’Afrique du nord tout entière pour se rendre à Sidjilmâssa où il fut emprisonné par les Banou-Midrâr ; mais, poursuivant ses victoires, Abou-'Abdallah le Chi'îte, prit Raqqâda sur les Aghiabites, enleva Tâhert (Tiaret) aux Rostainicles et finalement Sidjilmâssa aux Banou-Midrâr ; tiré de prison, 'Obéïdallah fut emmené à Raqqâda où il fit son entrée solennelle le 29 rébî* II 297 (15 janvier 910) : c’est là qu’il prit les titres de Mahdî et de commandeur des
croyants ; un nouveau khalifat était fondé, celui des khalifes Fâtimites.Nous verrons plus loin l’histoire de la conquête de l’Egypte par cette lignée.
Les fils de Zikrawéïh prirent le commandement des Qarmates. Yahya, avec ses Bédouins, ravagea f'Iràq; il se déclara aussi comme 'Alide, se fit appeler le Chéïkh, c’est-à-dire le chef de la communauté spirituelle (persan pîr), prétendit que son chameau était conduit par Dieu, et que des légions entières étaient prêtes à venir à son secours. Tant d’assurance eut sa récompense ; il défit près de Raqqa les troupes envoyées contre lui par les deux khalifes Mo'tadid et Moktafî et pénétra en Syrie (290-903), alors gouvernée par le Turc Toghdj , père de l’Ikhchîd, au nom du Toulounide Iiâroun. Ce Turc lut battu ; des renforts lui furent envoyés d’Égypte; à la première rencontre, il est vrai, Yahya tomba sur le champ de bataille, maisson frère Hoséïn lui succéda immédiatement ■et acheva la défaite des Égyptiens. Cet Hoséïn prétendait être un Alide du nom d Ahmed et le peuple l avait surnommé Çâhib ech-Châma « l’homme au grain de beauté » à cause d une petite loupe qu il avait sur le visage et qui passait pour un signe caractéristique du rang d’Imâm. Assiégé dans Damas, ioglidj se libéra par le sacri lice d’une somme d’argent, mais les Qarmates remontèrent vers le Nord et pillèrent iloms, Ilama, Ma arra, Salamiyya; les Bédouins accoururent de toutes parts a cette aubaine et vinrent renforcer l’armée de Hoséïn. Cependant Moktafî reprit la lutte contre eux, réussit à les empecher d étendre leurs dévastations et les défit complètement près de Ilama le 6 moharrem 291 (29 novembre 90o) , Iloséïn fut fait prisonnier non loin des bords de l’Euphrate, conduit à Bagdad et exécuté avec des raffinements de cruauté.
Pendant que l’armée du khalife, commandée par Mohammed ben Soiéïman qui, après la défaite des Qarmates, avait réussi à chasser les Toulounides d’Égypte, était occupée à réduire une révolte générale de la Syrie causée par les excès delà soldatesque, 'Ali, autre fils de Zikrawéïh, se montra un instant dans ce pays, mais sans succès cette fois : poursuivi par les troupes de Hoséïn ben Hamdan, il dut se
AGHLABITES, TOU LOUIS' IDES, HAMDANIDES
rendre au Yémen, s’empara de Çan'â, mais dut bientôt évacuer la ville en présence de l’antipathie que ressentait pour lui et ses partisans la province tout entière.
Le vieux Zikrawéïh n’était pas mort; devant les succès répétés de ses fils, il se mit à réorganiser les Bédouins kelbites et les mena au pillage de la ville de Hit sur l’Euphrate; les troupes envoyées contre eux et commandées par Ishâq ben Koundadjiq les poursuivirent jusque dans le désert et les Bédouins durent acheter la paix au prix de la tête de leur chef Abou-Ghânim. Zikrawéïh partit alors pour les environs de Koûfa, où ses partisans s’agitaient; il attaqua les caravanes de pèlerins qui revenaient de la Mecque et s’en empara après une lutte violente.
Pour venger cet attentat, le Khalife Moktafî envoya le Turc Wâçif le jeune qui atteignit les Qarmates près de Koûfa; après un combat indécis qui dura un jour, Zikrawéïh reçut le lendemain une blessure mortelle et ses partisans prirent la fuite (rébî* I 294-décembre 906-janvier 907). Ce fut la fin des Qarmates de l’ Iraq.
Au Bahréïn, séparés du reste du monde par les dunes de sable du désert arabique, les Qarmates se maintenaient plus solidement. C’étaient ceux qui obéissaient à Abou-Said, ancien missionnaire de la cause en Perse, qui profita des troubles pour se créer une principauté.
En moins de dix ans, le Bahréïn fut conquis par les sectaires, Iladjar, la capitale, prise après un long siège, et el- Ahsâ (Lahsâ) devint la résidence du daî ou missionnaire, c’est-à-dire du représentant ou lieutenant du chef suprême, 'Ohéïdallah le Fâtimite, qui venait de se déclarer Mahdî à Raqqâda. Celui-ci s'était débarrassé par l’assassinat de ses deux principaux collaborateurs, Abou-'Abdallah le Chî'ïte et son frère Abou’l-'Abbâs. Abou-Sa'îd, effrayé de la manière dont le Khalife fâtimite récompensait les services rendus, résolut de lui tourner le dos : il fut assassiné (301- 913-1 !\) et remplacé par son fils Abou-Tâhir Soléïmân. Celuici, auteur de chants de guerre destinés à animer ses sectateurs au combat, commença par piller la caravane des pèlerins de 1’ 'Iraq, puis il s’empara de Baçra et la dévasta (307-
919-20); il en fit de même pour Koùfa (313-925), de sorte que r'Irâq entier se mit à trembler. Il fallut appeler de l’Adherbaïdjan le Sâdjide Yoûsouf ben Mohammed, qui après un an de préparatifs, se fit battre et capturer près de Koûfa.
Abou-Tâhir passa l’Euphrate et marcha sur Bagdad, couverte par une armée de quarante mille hommes. Le chef qarmate ne se crut pas en mesure d’attaquer la capitale et se contenta de dévaster la Mésopotamie. L'année suivante (317- 930) il apparut brusquement à la Mecque* pendant les fêtes du pèlerinage, massacra les pèlerins à l’entour même de laKa ba, brisa la pierre noire en la détachant du mur où elle était encastrée et en fit transporter les fragments à EI-Ahsâ. Le Fâtimite 'Obéïdallah, devant la réprobation qui souleva toutes les consciences musulmanes, lui intima l’ordre de rapporter la pierre noire à la Mecque, mais il n’en fit rien et la pierre resta à El-Ahsâ jusqu’en 339 (951) où le khalife fâtimite Mançoûr prescrivit formellement de la remettre à sa place. Les difficultés dans lesquelles se débattait le Khalifat de Bagdad l’empêchèrent de poursuivre les Qarmates ; on s’arrangea avec eux, moyennant finances, pour reprendre le cours des pèlerinages à la Mecque ; les Fâtimites, alors occupés avec les Berbères, ne songèrent pas à nommer de successeur à Abou-Tâliir qui mourut en 332 (946), de sorte que les Qarmates, pour gouverner leur État, désignèrent un conseil de régence formé de parents de leur chef défunt. Bientôt 1 Oman fut soumis (340-951) et leur pouvoir resta incontesté en Arabie pendant plus de vingt ans.