INSTITUTIONS POLITIQUES M ÉCONOMIQUES
avail de trop absolu; il établit l'impôl en rapporl avec le produil réel, el stipula des diminutions en raison de la <lifficulté qu'éprouvaieni les agriculteurs .1 entretenir en lion état les canaux d'irrigation.
La quotité de L'impôt, qui dans les cas !«•- plus favorables s'élevait jusqu'à la moitié de la récolte, fui abaissé aux deux cinquièmes par El-Ma'moûn en 204 819». L'année financière était l'année solaire des Perses, commençant ;i l'équinoxe du printemps fête <lu Nauroùz, 2\ mars .
Le malheur des temps H les besoins d'argent de plus en |)lu^ cessants, qui assaillirent le> Khalifes, les amenèrent ;i adopter le système des fermes; pour parer au déficit croissant, <>n affermait telle ou telle province .1 un quémandeur qui versait par anticipation une somme au trésor du prince, el qui rentrait dans ses débours el au delà en pressuranl les populations. Les soi-disant t ;.ibiens de Harrân, en réalité polythéistes, se rachetèrent des persécutions en payant des sommes considérables. Les impôts extraordinaires levés par les Bouïdes pour l'entretien <l<leurs iirmées et les confiscations arbitraires auxquelles ils se livrèrenl achevèrent de ruiner l'empire. L'introduction d'un système de fiefs militaires concession de terres à des officiels el à des soldats en représentation <le soldes impayées) mit à néant l'organisation politique du Khalifat.