RÉGLEMENTS RELIGIEUX
Dans les aljamas (mosquées principales) , des prédications et des lectures pieuses doivent être faites tous les djoumas (jours d’assemblée, jours saints).
Tout hameau de douze maisons doit avoir une mesquée. Chaque mosquée où se réunissent au moins douze chefs de famille, doit avoir un alfaki (al-faqyh, prétre, ro AGE pour y dire la khothbah (prière publique).
Dans chaque mosquée, les cinq azalas (al-ssaläh, prières), seront dites chaque jour aux heures de ssobehh, xhohour, asser maghréb cet a’schà.
Pendant l'office de la djouma, on ne peut ni vendre, ni acheter, ni se livrer à aucune occupation profane.
Tout fidèle doit entendre la khothbab de la djouma, s’il peut arriver à une mosquée en sortant de chez lui au lever du soleil, pour y revenir au coucher.
Dans les mosquées, les vieillards sont placés d’abord, puis les jeunes gens, puis les femmes dans un lieu caché. Les hommes ne peuvent sorüir que lorsque les femmes sont parties.
Les djoumas, tout musulman doit se vêtir de ses habits les plus propres, et s'occuper de bonnes œuvres.
A la célébration des deux Pâques d’alfitra (yd-al-fitrah), ou sortie du Ramadhân (carême), de la fête des victimes ou des agneaux (yd-al-dhehhäyä, ou yd-al-korban), on doit cesser les réjouissances mondaines qui s'étaient introduites dans ces fêtes, telles que celles de se jeter des eaux de senteur, des oranges, des fruits, ou de danser en troupes dans les rues; on les sanctifiera par des aumônes, par des visites aux pauvres et aux savants.
Les aumôûônes en argent ou en denrées seront recueillies, dans chaque bourg ou village, par deux ou trois personnes de confiance, qui en régleront l’emploi. Après des distributions faites aux pauvres et aux orphelins, ces aumônes serviront au rachat des capufs, et à la réparation des mosquées, des chemins, des ponts, des fontaines.
Les prières contre la sécheresse doivent être faites, non dans les rues, mais au milieu des champs.
Les réunions nocturnes de plusieurs familles dans les mosquées sont défendues. Les femmes ne peuvent faire de neuvaines qu’en compagnie d’autres femmes, ou de leur mari, de leur père, de leurs frères, cousins ou neveux. Les Jeunes filles ne peuvent point en faire, ni suivre les enterrements.
Personne ne pourra être enseveli dans des étoffes de soie, avec de l'or ou de l'argent, mais dans de la toile blanche avec des parfums. Aucune femme, si ce n’est celle du défunt, sa mère, sa sœur, sa cousine ou sa nourrice, ne pourra l’ensevelir. Il est défendu de louer des pleureuses pour simuler des regrets qui n’existent pas. L’éloge du défunt ne peut être prononcé que par l’alfaki ou le chef du convoi. On ne pourra enterrer avec le mort aucune amulette, ni aucun écrit, tel que la demande et la réponse de la fosse.
Les fêtes des noces et celles des bonnes fées (buenas hadas), pour
donner le nom aux nouveau-nés, sont permises. On pourra s’y livrer à des danses modestes, mais sans ivrognerie ni excès.