LE COMBAT
Au temps d'Al-Mansoûr , Fempire arabe d'Espagne était parvenu à son plus haut point de grandeur et d'éclat. Vingt années de succès guerriers, sans mélange d'aucun revers, avaient derechef ouvert à Tépée musulmane les provinces du nord, que Thâryk et Mouza, lors de la première conquête, jfranchirent seulement à la course de leurs chevaux ; et les chrétiens, qui, pendant les longues dissensions des conquérants étrangers, avaient pu sans cesse accroître leur territoire, se trouvaient encore une fois refoulés dans les montagnes de r ancienne Cantabrie, berceau de leur indépendance. A la faveur de ces expéditions annuelles et de ces triomphes constants, les guerres civiles et les guerres de race dont r Espagne arabe fut continuellement agitée sous les èmyrs, ou gouverneurs pour les khalyfes d* Orient, et qui se prolongèrent longtemps après Térection du khalyfat indépendant de Cordoue, étaient suspendues, et