‹ Histoire des Arabes et des Mores d'Espagne, traitant de la constitution du peuple arabe-espagnol, de sa civilisation, de ses mœeurs et de son influence sur la civilisation moderne (volume 3)Chapitre 61 sur 63 · LA PRÉDICTION · texte numérisé non relu

LA PRÉDICTION

Non loin des amas de pierres et des débris de murailles qui marquent encore la place où T héroïque Numance, terreur de t empire^ lutta soixante ans contre le destin de Rome, le Duero naissant enveloppe de ses sinuosités une vaste plaine, sur laquelle, du haut de la cime aiguè d'un rocher, semble, comme les hôtes de ses vieilles tours, planer le fort de$ Aigles (*]• Cest dans cette plaine ' que s étaient rencontrées l'armée d' Al-Mansoùr et celle des rois chrétiens. Après les efforts meurtriers d'une bataille demeurée douze heures indécise, les deux armées, séparées par la nuit, s'étaient repliées dans leurs camps.

(<) KMt-alrNosiowr, dont les Espagnols ont fait CaUUanazor. J'ai dlé précédemment (tome !•', p. 187) le vieux proverbe : En Calatahazar perdio' Almanzor el akm^or. Il est probable que, dans tfette dernière ba> taille livrée par le bagib, le grand tambour de Tarméo arabe était tombé aux mains des Espagnols.

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