EMPIRE DES TURCS SELDJOUKIDES
orde spéciale ; dans les déserts du Turkestan comme dans 3ux de l’Arabie, toute tribu qui établissait sur d’autres sa )uveraineté, leur imposait le nom de ses chefs. Les Turcs Dpartenaient à la race scythique comme les Huns , qui nous )t été présentés par les historiens Grecs sous un jour si frayant, comme les terribles cavaliers alains qui s’avanïrent jusqu’au détroit de Gibraltar, comme les Bulgares, s Avares , les Hongrois, les Khozares , les Pelschenèi9s , les Comans et les Mongols , qui plus d’une fois ravagent l’Europe et l’Asie occidentale.
Une distinction est cependant nécessaire; tandis qu’à l’exémité de l’Asie les Tartares et Mongols (Tatares et Mogols) mservent leur caractère primitif et vivent en quelque sorte ins l’état sauvage, ne reconnaissant d’autre dieu qu’un bre nu planté en terre, les populations qui se rapproient davantage de l’Occident et qui paraissent dans l’hisire à partir du Ve siècle sous le nom de Turcs , se sont orlifiées au contact de la civilisation et de la race arabe ; > n’ont déjà plus les traits repoussants des anciens Scythes ; ; s’occupent d’agriculture et de commerce; orgueilleux et tins , ils sacrifient tout à l’amour du pouvoir et consentent devenir esclaves pour s’emparer de l’esprit de leur maître ir une sorte d’oppression matérielle qui étoulfe l’intellimce. Lorsque les Seldjoukides envahissent la Perse, ils ouvent partout des frères au milieu des rangs ennemis; usulmansetSonnites, ils demandent aux Abbassides Pinstiture de leurs conquêtes. Animés de l’instinct guerrier, oins d’ardeur et d’enthousiasme , lorsque les Arabes terchent déjà le repos dans les arts de la paix , ils régnent entôt sans partage. Vainqueurs des Grecs auxquels ils envent l’Asie Mineure, ils étendent leur domination de Unis au Bosphore. Mais ils ne savent point s’organiser fortement ; partout se fait sentir l’absence d’une autorité périeure ; des chefs indépendants rivaux les uns des aues se disputent les lambeaux de la puissance souveraine leurs divisions les livreront presque sans défense au fer ;s Mongols , lorsqu’au commencement du xme siècle Genskhan se précipitera sur l’Occident.
L’époque la plus brillante de l’histoire des Seldjoukides fu celle de l’invasion de 1055 à 109*2 ; ils ne reconnaissaient alors qu’un seul chef, le dispensateur du butin. Togrul- Beg pouvait distribuer de nombreux gouvernements 1 ses parents et à ses serviteurs les plus dévoués; reconni par les khalifes comme sultan suprême, il s’avança jusque dans le Djezireh et l’Arménie qui se soumirent à se;i lois. La mort le surprit au milieu de ses exploits (1062) Son neveu Alp-Arslan lui succéda et régna avec autant d’éj clat. 11 envahit la Cilicie; l’empereur romain Diogène essaya vainement de protéger les conquêtes de Jean Zimiscès! il fut battu complètement et fait prisonnier, mais traité par 1< vainqueur avec tous les honneurs dus à son rang. Les habitants de la Mecque cessèrent dans la Khotbah de prononce! le nom du khalife fathimite, et le remplacèrent par ceux di khalife abbasside et du sultan seldjoukide. Ce fut aussi Aîp Arslan qui détruisit l’indépendance des Géorgiens. Il venai d’assaillir le Turkestan lorsqu’il périt frappé du poignard d'urj Khowarezmien 1 ; la plus belle partie de l’Asie reconnais^ sait son autorité ; douze cents chefs lui rendaient hommage deux cent mille soldats marchaient sous sa bannière , ej cependant malgré sa magnificence , son courage et ses brillantes expéditions, il ne fut pas le plus grand prince dt sa famille : cette gloire était réservée à son fils Djelal-ed -i din Malek-Schah (ou Melik-Schah) (1072-1092).
Règne de jHalek-Schali, partage de ses Ktats. décadence de?
Seldjoukides.
Malek-Schah était doué des plus belles qualités, et il fu merveilleusement secondé dans ses projets par son granc vizir Nedham-el-Mulk, dont le nom est resté populaire er Orient, comme celui de tous ceux qui ont donné aux sciences et aux lettres une protection efficace. On vit s’élever ? Bagdad les collèges appelés medreseh al-hanifiah et al nezamiah; des mosquées furent construites; des route; et des canaux facilitèrent les communications dans tout* l’étendue de l’empire. C’est sous le règne de Malek-Schal
i. Mirchondi, Histnria seldschukidarum Persicè edid.V ullers, Gissa. i837,in-8