‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 100 sur 181 · III. MâTHIAS HOVITJS. — APPENDICE · texte numérisé non relu

III. MâTHIAS HOVITJS. — APPENDICE

Le 14 septembre 1628^ le même prélat approuva la traduction française qui a été retouchée depuis.

Sur la fin du 17» siècle, au milieu des controverses entre les laxistes et les rigoristes, on proposa la révision du catéchisme provincial de 1623 ; mais nos évêques, assemblés à Bruxelles en janvier 1691 sous la présidence de l'archevêque Précipiano, jugèrent que le livre, orthodoxe de tout point, devait être maintenu tel qu'il était , sans changement de forme ni addition quelconque (l).

En 1744, on songea de nouveau à introduire certaines modifications et des additions, et le cardinal Thomas-Philippe d'Alsace soumit à ses suffragants le Schéma des corrections que l'on proposait. Cette fois encore, l'épiscopat de la province de Malines crut utile de garder reh'gieusement le catéchisme selon le texte de 1623. L'éminent métropolitain en fit donner une édition authentique qui parut à Malines en 1757, chez Van der Elst. Son successeur, le cardinal de Franckenberg, approuva l'édition de 1788.

En 1840, le cardinal Sterckx annonça au clergé qu'il allait jouter deux autres livres au catéchisme diocésain, eu 41 leçons à savoir : Le peiU catéchisme de Malines ou instructions pour les petits enfants et pour ceux qui se présentent à la première communion, et Le catéchisme de Malines avec des explications H de courtes pratiques à la fin de chaque leçon, spécialement destiné aux enfants qui ont fait leur première communion et surtout aux chrétiens d'un âge mûr (2). La traduction française des trois manuels fut confiée aux soins du chanoine Yan Hemel, alors supérieur du Petit- Séminaire de Malines.

(1) S^nod, Belff. I, 57é.

(S) Coll. Epiêt. Fait. Diœe. Meehlin, II, 272, et snHout 360 et sqq. — Mgr Dechamps, aa synode diocésain de 1872, renouvela Tordre de ne se servir pour renseignement de la doctrine chrétienne, d'autres livres que de ceux qui furent admis par Mgr Sterekx. Voir Statuta Diœcâiii Àfechlinienti», 2e partie, titre III, chap. III.

Da teste, le catéchiâme en 41 leçons^ encore employé dans nos provinces flamandes, n'est plus le catéchisme de la province ùciueUe de Malines. On comprend que chaque évêque, ayant le droit et le devoir à'enseiçner dans son diocèse, a par là même le droit mIc proposer un catéchisme diocésain, à la seale condition qu'il soit rédigé sur les principes du Catéchisme publié par ordre du Concile de Trente ou le Catéchisme Romain .

Notice sur le docteur Jean Standonck.

Jean Standonck, issu d'une famille de cordonniers deMalines, naquit en 1443 sous la paroisse de Sainte-Catherine. Ayant terminé ses premières études chez les Frères de la vie com mune à Gouda, il alla faire sa théologie à la Sorbonne de Paris et y conquit le bonnet de docteur. Élevé à la prêtrise, il prêchait la parole de Dieu avec tant d'onction et de talent qu'il attira les regards de l'autorité. lie chapitre de Notre-Dame de Paris lui confia la direction du collège de Mont^Aigu, situé au mont Sainte-Geneviève. Se souvenant de son humble origine, le recteur consacra ses premiers soins aux étudiants pauvres et leur procura une demeure convenable et l'entretien.

Ayant eu le courage de blâmer le divorce de Louis XII et d'élever la voix en faveur de la reine répudiée, Jeanne de Valois, maître Standonck fut obligé de quitter le royaume. l' se rendit au diocèse de Cambrai où il fut favorablement accueilli par Tévêque, Henri de Berghes. Il fonda à Cambrai une maison qui devait servir d'asile aux étudiants sans fortune ; peu après, il fit une fondation semblable à Yalenciennes. Étant venu prêcher à Louvain et à Malines, il parvint à recueillir assez de ressources pour fonder un collège à Louvain, destiné aux étudiants eu philosophie et en théologie, et un collège d'humanités à Malines. Tous ces établissements avaient un règlement uniforme ^'t étaient subordonnés à l'institut du

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