‹ Histoire des archevêques de Malines [microform]Chapitre 104 sur 181 · III. MATUIÂS HOVIUS, — APPENDICE · texte numérisé non relu

III. MATUIÂS HOVIUS, — APPENDICE

Gom obligatione relinquendi SemiDario bona sua , si quœ morienti supersint. Qood si vtro alicujas vel aliquorum industria sea cujascumqQe auctoritate Seminariam hoc MechlinieDse in aliam usum derivetur quam in eum quem nunc habet^ vel qaem Concil. Trid. sess. 23, cap. 18 de reform. describit, volo omnia bona mea ilii relicta, sive mobilia sive immobilia, medialim cedere haeredibus meis ab intestato et mediatim mensse pauperam Sancti Bumoldi...

Forro execatores meos nomino duos confratres meos , Antoniam De Mol, Decanum Sancti Bumoldi, et Nicolaum Smeyers, ejusdem ccclesiœ canonicum, rogans eos ut banc execationem snscipiant , et legans utrique eorum phialam centnm florenoram et vestem lugubrum sexagiutaflorenorum... Mechlini», 8 Januarii 1619.

— Dans le codicille, rédigé en flamand dans Tabbaye d'Afflighem le 27 mai 1620, le testateur ajoute un troisième exécuteur de sa dernière volonté, Bobert Menaerts, chanoine de la cathédrale de Bruges. Dans ce codicille, il fonde un couvent pour dix personnes an Orand-Béguiuage de Malines. Ce couvent, J)e tien gAoden, s'appelait aussi du nom d' AerCsbisscAops^ouveni. Cest aujourd'hui la demeure du curé du Béguinage.

Yoici la série des Présidents du Séminaire fondé par Mathias Hovius :

Schamelaert, Michel, de Malines .

Yan Der Sluys, Jean, id.

Lanckvelt, Nicolas, d'Enghien

Neesen, Laurent, de Saint-Trond.

Lacman, Jean, de Tournai .

De Smet, Jean-Baptiste, de Lokeren

Barbiers, Joseph, d'Anvers.

Dens, Pierre, de Boom

Huleu, Jean François Ghislain, de Orammont

De Landtsheere, Jean Hubert, d'Opwyck

JACQUES BOONEN,

TBANSFÉBÉ DE GAND.

Devise : Finee in Bono,

Le nom que nous venons d*écrire est celui d*un prélat belge remarquable, parmi tous, par sa haute piété, son inépuisable charité et d*immenses services rendus aux deux diocèses qu'il gouverna successivement. Certains biographes ont beaucoup parlé de Tattitude au moins équivoque qu'il avait prise dans l'affaire du jansénisme naissant. Ils laissent trop dans l'oubli que s'il a eu le malheur de suivre de perfides conseils et d'affliger un instant le chef suprême de l'Eglise, il a expié sa faute par une soumission entière et cordiale. Jacques Boonen s'est trompé, sans doute ; il n'a pas été un révolté ni un hérétique. En nous emparant d'une pensée de Bossuet, nous pouvons dire que sa résistance passagère n'a fait aucune impression sur la chaire qu'il

a occupée durant trente-quatre ans et qu^il a illustrée par ses vertus. » Un navire qui fend les eaux n'y laisse « pas moins de vestiges de son passage; s'il a failli n comme Pierre, un regard du vicaire de Jésus-Ohrist » Ta ramené aussitôt. «

Jacques Boonen^ était le fils unique de Corneille et de Gertrude Van den Heetvelde. Les Van den Heetvelde, a Calido Campo, comptaient parmi les familles patriciennes de Louvain. Le père de Corneille Boonen était natif de Bouchout, village du quartier d'Anvers, et avait été baptisé sous le nom de Jacques. Le fils de Corneille vint au monde à Anvers le 1 1 octobre 1573 et reçut le baptême dans l'église paroissiale de Saint- André. Son père, membre du conseil souverain de Brabant et lieutenant de la cour féodale à Bruxelles, avait été envoyé à Anvers par le duc d'Albe pour y instruire, avec l'aide de l'official Nicolas Oudart, les procès des sectaires et des rebelles. Nommé ensuite chancelier de Brabant, il revint à Bruxelles; mais, avant d'avoir pris possession de son nouveau poste, il mourut à Timproviste, le 7 juin 1579, laissant à sa veuve, âgée de 27 ans, deux enfants en bas âge, un fils et une fille. Le chancelier Boonen avait été empoisonné par les ennemis de la religion et du roi. Les auteurs du crime, rentrés plus tard en eux-mâmes à la suite d'un jubilé; vinrent se jeter en secret aux pieds de la malheureuse épouse, implorant leur pardon au nom du Sauveur. Le crime et le pardon sont affirmés

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